Université de Montréal  Département de géographie
 

Projet Brésil 2009

groupe projet Brésil 09

Groupe avant le départ

7-8 mai | 8 mai | 8-9-10 mai | 11 au 14 mai |15 au 17 mai | 18-19 mai | 22 au 25 mai | 26-27 mai | 28-29 mai | 2-3 juin

Bom dia o todos!

Bienvenue sur le blog du Projet Brésil, édition 2009!

Grâce à ce site, vous aurez droit quotidiennement à des comptes-rendus de nos faits et gestes en terre brésilienne. Bonne lecture!

Notre aventure a donc débuté le 5 mai 2009, date du grand départ. Après quasiment 24 heures de transport et une multitude de transferts (Montréal, Toronto, São Paulo, Curitiba et Blumenau!) nous sommes finalement arrivés vers l’heure du souper le lendemain soir à notre poussada Grün Garten. Durant la première semaine de notre voyage, nous serons à Blumenau, ville d’environ 300 000 habitants de l’État de Santa Catarina, au sud du Brésil.
Après nous être familiarisés avec notre nouvel environnement (un dortoir pour 16 filles et deux chambres pour huit gars!) nous avions bien mérité notre premier repas au Brésil. Le grand gagnant, la pizzeria St-John. Au menu, pizza à volonté pour seulement 10$ reais (environ 6$can)! Nous avons donc mangé ÉNORMÉMENT de pizza de toutes les sortes inimaginables et même en dessert! Après ce délicieux repas, nous avons roulé jusqu’à notre auberge pour terminer la soirée par une bonne de nuit de sommeil.   
   
À notre premier réveil au Brésil, nous découvrons les déjeuners de la pousada Grün Garten: des fruits, des gâteaux, du pain sucré, du jus sucré, de la confiture trop sucrée, etc. Vous nous retrouverez peut-être un peu plus enveloppés dans quelques semaines! Bien rassasiés, nous empruntons les trottoirs de Blumenau pour nous rendre à l’université, la FURB - A Fundação Universidade Regional de Blumenau, pour notre première journée. Au Brésil, on marche sur les trottoirs et on n’emprunte que les passages piétonniers pour traverser les rues si l’on tient à sa vie, parce qu’il ne semble pas y avoir de limite de vitesse!

À la FURB, nous avons eu droit à une petite séance d’accueil, remise de chandails à l’effigie de l’université (question de mieux se fondre dans la foule) et petits gâteaux (encore!). Puis, on visite le campus en compagnie d’étudiants brésiliens qui nous amènent terminer la journée autour d’une bonne bière et de caïpirinha (drink brésilien).

À bientôt!

Julie Malo-Sauvé et Maude Pelletier

7-8 mai

Ce matin nous pouvions nous lever un peu plus tard car le premier cours commençait à 10h. Nous avons eu deux conférences d´une heure chacune. La première portait sur les macacos (primates) du pays et la deuxième sur l`économie du Brésil. Bien intéressant tout ca! Ensuite, nous sommes allés manger au Sam Pieter. Wow! C´est un buffet incroyable qui coûte seulement 10 reais, soit environ 6 dollars. La nourriture y est très bonne. En général, les repas dans les restaurants sont excellents et santé. Les Brésiliens mangent bien et de façon équilibrée : très bonne viande, beaucoup de fruits et légumes, etc. Par la suite, nous avons suivi un cours sur le développement urbain de la région de Santa-Catarina et pour conclure la journée d`apprentissage, un prof nous a donné une conférence sur l`histoire du Brésil et de son économie.

En soirée, nous avons passé notre première «festa» avec des Brésiliens. Ce fut un très intéressant contact avec la culture locale. Nous avons joué de la capoeira, de la musique, chanté, bu des caïpirinhas, appris et pratiqué le portugais, etc. Bref, la journée fut bien agréable car outre les conférences très intéressantes, nous nous sommes fait des amis. L`étude nous apprend beaucoup, mais rien n´est aussi riche, selon moi, que le partage entre cultures que nous pouvons effectuer avec les jeunes Brésiliens.

Emmanuel Caron-Côté

8 mai 2009

Ce vendredi nous avons assisté à plusieurs conférences; entre autres nous avons entendu parler d'hydrologie, de la végétation de l'état de Santa Catarina et de géologie. Nous avons appris que le Brésil contient 12% des réserves mondiales d'eau douce de la planète et que c'est surtout au nord que sont situées les réserves hydriques. En plus d'être utilisée pour la consommation humaine et l`agriculture, l’eau est aussi nécessaire pour la production d'hydro-électricité comme aux chutes d'Iguaçu. Le problème des inondations de novembre dernier à Blumenau était associé à l'érosion des berges et aux coulées de boues créées par la saturation des sols. Durant la deuxième conférence on nous a présenté les Mata Atlântica (forêts bordant la côte est sud-est). Ces forêts sont les plus diversifiées du monde, par leur nombre d’espèces à l'hectare. Différents types de forêts (espèces, associations végétales) s’y retrouvent selon le climat qui est surtout déterminé par la topographie et la position géographique. Ces forêts sont uniques au monde surtout par les étroites relations qu'entretiennent les espèces entre elles. Elles sont toutefois menacées par l'urbanisation et par l'agriculture. Les fermiers doivent constamment gruger de nouveaux hectares de forêts en raison de l'épuisement rapide des sols en minéraux causé par le manque de carbone dans le sol et aux pratiques non durables d'agriculture. De plus, la fragmentation de ces différents habitats met en péril leur pérénité, car cela isole les populations des diverses espèces.

Charles Girard Boudreault

8-9-10 mai 2009  

Chers lecteurs assidus,  

Nous en sommes déjà à la fin de notre dernière semaine au Brésil, à Blumenau. Comme le temps passe vite! Nous avons la chance de vous raconter nos premiers moments de détente hors du contexte "scolaire" du projet Bresil, c'est-à-dire la fin de semaine!
                                                                                                                                 Vendredi, journée tant attendue par les géographes physiques, journée de conférences dans leur domaine. Tout d'abord, une conférence en français concernant l'hydrologie de Santa Catarina, ensuite, une conférence donnée par la Dre. Lucía, organisatrice et accompagnatrice du projet, sur la végétation de la Mata atlantica. Finalement, une conférence sur la géologie du Brésil dans le laboratoire même de géologie. Cette première semaine s'est terminée en beauté puisqu'une petite surprise nous attendait: un petit goûter avec kakis, bananes et gâteaux nous a été servi dans le bureau de Lucia. Dans la soirée, certains d'entre nous sont sortis au théâtre de Blumenau pour voir le spectacle de la troupe de l'école de ballet Bolchoi. Les autres se sont détendus à l'auberge.                                                                           

Samedi, première journée de grasse matinée, de travaux et de pluie. La plupart d'entre nous avons profité de l'absence du soleil pour avancer le premier travail à remettre; retour sur les conférences. D'autres ont tenté une sortie hors de Blumenau, à Brusque, et des chanceux ont suivi un cours de Capoeira presque privé. Ceux-ci, se rendant à un événement de Capoeira, ont eu l'heureuse surprise de se voir offrir le cours de trois heures incluant chants, musique, danse et technique de combat. La soirée se termina, pour certains, par une fête organisée par des jeunes étudiants brésiliens.
                                                                                                    
Dimanche peut se résumer en un mot: PLAGE. Nous nous sommes levés très tôt pour profiter de cette journée à la plage la plus proche. Nous avons donc pris l'autobus direction Itajai, Balneario Cambóriu. Le soleil nous a finalement rejoint en début de journée, et la mer, les vagues et la plage nous ont magnifiquement accueillis. Plusieurs sont revenus à Blumenau avec un bon coup de soleil comme souvenir. Le soleil a tapé et les étudiants ce sont couchés tôt.                                       

Voilà, la suite de cette trépidante aventure sera bientôt en ligne.

Marie et Gabou

11 au 14 mai 2009

Lundi le 11 mai

Aujourd’hui est notre dernière journée de congé à Blumenau avant de quitter cette ville où il fait si bon vivre pour les 2 prochaines semaines!... Bon, disons plutôt qu’il y avait quelque chose dans l’air, ce jour là ; comme un certain entousiasme à l’idée de découvrir autre chose que ce charmant «Sherbrooke Brésilien» comme certains s’amusent à la surnommer... C’est très brésilien d’ailleurs de donner un second nom à tout et à tout le monde. Je crois que nous nous impregnions peu à peu de cette culture ! Bref, en ce lundi il n’y a rien à faire ; parce qu’au Brésil, il n’y a rien à faire le Dimanche parce que c’est le jour de Dieu et le lundi, il n’y a rien à faire non plus, mais là c’est seulement parce que c’est lundi... Ils sont fous ces Brésiliens ! Le soir fut l’heure du grand ménage pour tous et l’heure des retrouvailles avec quelques-uns de nos vêtements qui avaient été portés disparus...Touchant, non ?

Mardi le 12 mai

Aprés quelques heures de bus nous sommes finalement arrivés dans la ville de Nova Russia. Dès notre entrée dans la propiété de la pousada tous avons été sans voix devant la beauté de cette réserve naturelle de montagnes à la végétation luxuriante. Il faut dire aussi qu’une piscine avait également capté notre attention ! Nous avons à peine pris le temps de déposer nos sacs-à-dos que nous étions déjà tous cordés à l’arrière d’un pick-up nous menant au pied de la Morro do Sapo que nous allions gravir. Nous sommes prévilégiés d’y avoir eu accès, car c’est un parc naturel très protégé dont l’accès est limité aux scientifiques et aux étudiants en environnement.

Nous avons grimpé durant trois heures, accompagnés par la Professeure Lucia et le Professeur Baca qui nous apprenaient les différents caractères de la Mata Atlantica. Au sommet, la vue était à couper le souffle, souffle d’ailleurs déjà coupé par cette montée ardue ! Nous y sommes restés pour dîner, avant de redescendre le plus rapidement possible avant la tombée de la nuit ! Sous le bruit du vent et les chants des oiseaux tropicaux, une sonnerie de cellulaire se fit entendre ; nous avons tout de suite identifié cette espèce rare qu’on nomme amicalement la Princesse.

Le chemin du retour fut parsemé de «ch’ui écoeurée !!!», «j’ai mal aux pieds !!!», «on as-tu bientôt fini de descendre cette montagne %@#$!&* !!!!!!!!!!!». Par bonheur, la pluie est venue rafraîchir l’atmosphère. Mais la van qui devait nous ramener à l’auberge n’est pas là ; on nous avait oubliées. Alors sous la pluie et dans l’obscurité de la forêt nous avons patiemment attendu qu’on viennent nous sauver ! Les phares de la voiture de Lucia déclenchèrent des cris de joie qui retentirent sous le ciel étoilé de l’hémisphère sud.

Mercredi le 13 mai

Le corps complètement détruit pour l’abus d’exercice de la veille, nous avons profité d’un déjeuner à la brésillienne (des gâteaux le matin et tout le tralala !) puis nous nous sommes tous jetés dans la piscine autour de laquelle nous avons eu ensuite droit à un cours, toujours dans nos maillots !

En après-midi, nous sommes allés visiter une ancienne mine d’argent qui ressemblait à une grotte naturelle! Avant de partir, personne ne semblait chaud à l’idée de devoir marcher une heure pour s’y rendre mais une fois sur place, la visite de la grotte fut très courte (5 minutes) ; disons qu’il reignait une déception certaine, généralisée ! Le soir venu les proprietaires de l’auberge nous avaient préparé un churrasco (BBQ) DÉLICIEUX !!! Tout le monde s’est régalé, et cette orgie de viande fut suivie par une traditionnelle beuverie de caiperinha !

Jeudi le 14 mai

Nous sommes partis très tôt ce matin pour s’assurer d’arriver à temps pour le souper dans un vignoble où nous allions passer la nuit. Mais le voyage en autobus fut long et pénible, et nous sommes arrivée vers 22h, affamés et épuisés !

Catalina Bonilla et Ariane Hobden

15 au 17 mai 2009

Après un réveil et un petit déjeuner copieux dans ce qui sera sans doute le plus chic hôtel du voyage, le groupe se dirige vers le Parc National de São Joaquim à bord d'un autobus voyageur.  Après seulement quelques minutes sur la route de terre menant au sommet du Morro da Igrega (1800 mètres d'altitude), l'autobus s'enlise dans un trou argileux ayant atteint le seuil de plasticité.  Après  de multiples tentatives de notre chauffeur, Alexandre, le responsable du parc fait venir deux "pick-up" pour nous mener à destination.  Ayant mal étudié la climatologie de la région, les pauvres géographes québécois ont très froid (le parc se situe dans la région la plus fraîche du Brésil; nous sommes l'hiver et la température au sommet atteint 0 degré Celcius).  Entassés à 12 dans une boîte de "pick-up", notre arrangement corporel ressemble à un jeu de Tetris, ce qui nous réchauffe un peu. Ce supplice fut récompensé au sommet, où le paysage est des plus magnifique : il s'agit d'escarpements basaltiques à perte de vue, agrémentés d'une végétation constituée d'un peuplement d'araucarias. L'altitude, l'humidité, le froid et le vent ont aussi permis le développement d'une forêt de gnomes.

Morro_da_Igrega

La suite de la journée est moins intéressante.  Après avoir regagné l'autobus, nous apprenons que la route pour nous rendre à la prochaine auberge est impraticable.  Ainsi, notre trajet qui devait originalement durer 2 heures en durera 8.  Totalement à bout, nous arrivons finalement à l'auberge, située sur un vignoble, où un bon souper et du mauvais vin nous attendent (le vin brésilien est douteux...).  Suite à une nuit froide, nous repartons en bus et nous rendons à Sideropolis, endroit où l'exploitation des mines de charbon fut intensive dans le passé.  Aujourd'hui, plusieurs sites de récupération environnementale sont à l'oeuvre afin de permettre à nouveau l'exploitation agricole.  Nous constatons que le paysage est fortement modifié : nous observons des montagnes formées de monceaux de déchets produits par l'exploitation des mines, des sols extrêmement acides (pH 3) et de l'eau verte ou rouge.

Notre prochaine destination sommeil est Laguna, petite ville située sur le bord de l'Atlantique.  La fin de la journée représente un temps libre où le groupe se disperse pour diverses activités.  Or, au retour vers l'auberge, tous les sous-groupes se sont promenés dans une ville fantôme, où les seuls habitants semblent être des chevaux errants (?).  Il s'agit en fait d'une ville touristique et saisonnière où le surf est la principale activité et où les disparités sociales sont marquées.

Nous quittons cette ville tôt le lendemain matin sous un soleil radieux en direction de Florianopolis où une jolie pousada nous attend à quelques mètres de la plage.  L'hiver au Brésil est franchement difficile : nous passons le reste de la journée à la plage, à se faire dorer au soleil, à affronter les vagues imprévisibles et à siroter une bonne caïpirinha!

Geneviève Brossard et Michèle Tremblay

A vida é boa

Lundi 18 mai 2009.

Premier réveil à l’auberge do Pirata. La nuit fut dure à nouveau pour Sacha qui s’est disloqué l’épaule une fois de plus. Après nous être endormis hier soir aux jappements des chiens, c’est le cocorico du coq qui nous réveille ce matin. Ça change du bruit constant de la circulation à Blumenau! Petit déjeuner servi sur la terrasse par le beau Juan, au grand bonheur de ces dames (imaginez Johnny Depp, en plus jeune et en plus blond...), avec nouveauté au menu: du pain entier et du miel; ça change des petits gâteaux qu’on nous sert normalement tous les matins!

Juan

Nous nous rendons en super “mini-van” à l’Université Fédérale de Santa Catarina, à Florianópolis. Des étudiants en journalisme voulant tout savoir sur nous nous acccueillent sur le  campus, avec un petit chien à fière allure qui nous accompagne jusqu’à notre pavillon. Après un bon café com leite, nous assistons à une conférence sur le cadre naturel et la géologie de Santa Catarina par le professeur Scheibe.

chien

Pour le lunch, nous allons dîner dans un bon resto “a quilo”, question de ne pas perdre nos bonnes habitudes et de satisfaire les goûts de tout le monde.. Le seul hic c’est que comme il y a de tout dans ce type de restaurant et que nous ne pouvons nous empêcher de tout mettre dans notre assiette, nous finissons par en avoir marre de tout!

Après un petit repos au soleil sur le campus, nous partons avec le professeur Scheibe pour une visite sur le terrain, à divers endroits de l’île de Santa Catarina, pour y observer la formation du sol et les composantes géomorphologiques. Or, il faut avouer que seuls quelques mordus de géologie ont réellement suivi les explications du professeur, les autres ne pouvant s’empêcher de regarder partout ailleurs, obnubilés par les magnifiques plages, la mer et les surfeurs. Enfin, personne ne se plaint d’avoir troqué les salles de cours pour ce décor paradisiaque et la journée fut, au bout du compte, très enrichissante. Pour couronner le tout, nous nous arrêtons dans la crèmerie d’un petit village rustique aux allures açoriennes où nous avons libre accès à un délicieux buffet de crème glacée, au kilo toujours! Miam miam.

vue sur la ville geomorphologie plage

De retour à l’auberge, nous nous concoctons pizzas et pâtes aux fruits de mers (achetés au petit village d’à côté où l’on pratique la pêche artisanale): un vrai délice. Enfin, nous finissons la journée autour d’un bon feu de camp avec, bien sûr, une caipirinha à la main; ça va de soi.

Mardi 19 mai 2009.

Congé!!!! 6h du matin, Julie, Marilou, Michelle, David et Valérie vont admirer l’aurore sur la mer. Or, il pleut, le ciel est chargé de nuages et le soleil se lève finalement derrière une montagne…; pas de chance. Les autres se lèvent un peu plus tard et se préparent pour aller à la plage, faire de la rando ou du vélo. Maude est excitée comme une enfant; elle va faire du “suuuurrf”!!

étudiants à la plage


Malheureusement, les vagues étaient un peu fortes ce jour-là pour suivre un cours de surf et il faisait trop froid pour se faire bronzer alors plusieurs sont allés noyer leur peine sur les terrasses de la Praia Joaquim. Martine et Maude sont déchaînées. Cette dernière est très fière, au retour, d’avoir bien maîtrisé la technique du jet mais bien confuse d’avoir égaré son hamburger. Catalina, elle, a perdu son pyjama... Ouf, quelle journée!

Marie-Pier Roberge et Valérie Saint-Yves

 

20-21 mai 2009

La gloire des plages et de l’apprentissage

20 mai

Levées à 7 heures. Heureuse surprise : journée libre sur l’île de Santa-Catarina! Notre première idée : La plage! La mer, le soleil, les vagues; bref le paradis. Nous en avons profité pour relaxer et nous approprier le rivage situé à proximité de notre pousada. Seuls sur la plage, « les yeux dans l’eau », nous nous sommes baignées pendant des heures. Les brésiliens étaient malheureusement absents puisque c’est la saison froide pour eux; il faisait pourtant au moins 32 °C. Vive l’hiver au Brésil! Le courant était fort et les vagues déchaînées; nous aussi! :-) On nous a recommandé de ne pas trop nous éloigner; il est vrai qu’une simple baignade nous a fatiguées telle une course à pied.

Une journée de rêve en terre étrangère...

21 mai

Aujourd’hui, visite du campus de l’Universidade federal de Santa-Catarina dans la ville de Florianópolis. Nous avons assisté à deux conférences données par les professeurs de l’UFSC. La première traitait, par l’analyse psychologique, de la perception qu’ont les brésiliens de leur environnement. La deuxième, donnée par un professeur des plus divertissants, a porté sur la dynamique fluviale de l’état de Santa-Catarina. Nous avons visité l’ensemble du campus, pour ensuite aller voir ce qui reste des mangroves à Florianópolis. Il faut dire que la construction d’un « supermercado » en a déjà détruit la majeure partie; cette aberration a suscité de nombreuses pressions sociales comme le « boycott » du centre commercial.

Les journées de congé sont toujours très appréciées mais découvrir la vie étudiante des campus universitaires est vraiment une expérience enrichissante! Merci la vie!

Mérani Baril Gilbert et Martine Rufiange

22 au 25 mai 2009

Préface

Pour certains, la fin de soirée fut plus difficile que pour d’autres. Lors du retour, à 22 empilés dans une «van»  13 places, le party était loin d’être fini… Alors que Ma et Ma (pour ne pas les nommer) rejetaient leur surplus de caipirinha par la fenêtre, la fête était de la partie dans la caravane…

Vendredi 22 mai 2009

Albergue do Pirata

C’est une journée d’excursion qui débute sous un magnifique ciel bleu à la merveilleuse Albergue do Pirata vers 9 heures du matin. Elle se situe dans le village de Costa de Dentro de Baixo, dans le district de Pântano do Sul, soit la partie moins urbanisée de l’île. Les gens qui habitent là veulent en préserver l’aspect plus naturel. On s’est rendu compte de ce fait quelques jours avant; lorsqu’on était sur la plage et que Claude est allé ramasser un sac de plastique emporté par le vent, il  fut par la suite abordé par une résidente qui l’a remercié de son acte écologique. Au déjeuner, nous remarquons un inconnu qui se promène avec sa casquette et ses bâtons de marche; c’est le guide qu’on a engagé pour la journée. Quelques-uns d’entre nous avaient déjà fait la randonnée prévue pendant une journée libre, et voulaient prendre un autre sentier. Quand tout le monde eut fini de déjeuner, le guide nous fit faire des étirements et une sorte de danse accompagnés de « Ar-Hans! Hans! Hans! » et de « Goulé! Goulé! Goulé! » avant de partir pour la randonnée. Ça s’est déroulé dans la cour arrière de l’auberge où l’on peut faire des feux. L’étirement n’est pas trop compliqué et bien amusant, mais il en embarrasse certains et en frustre d’autres. « Enfantillages de colonies de vacances! » Pour ma part (Sacha), je ne suis pas encore complètement remis de mes deux heures de sommeil de la veille, alors je ne me pose pas beaucoup de questions.

Les chiens sont partout sur l’île de Santa Catarina et ils sont tous très gentils, mais les locaux ne les approchent pas. Tout le long, une chienne itinérante nous accompagna. On l’a nommée Pirata, compte tenu de la tache brune qu’elle a autour de l’œil droit. Lors des exercices, elle était couchée au milieu du cercle. Une autre chienne qu’on a nommée Caipi nous a aussi suivis tout le long de notre excursion, ainsi que les autres jours passés aux environs de l’auberge.

Pirata Praia do Pantano do Sul ver marin Pêcheurs de Pantano de Sul


La randonnée débute à la plage près de l’auberge, la Praia do Pântano do Sul.  C’est une belle plage à sable très fin avec parfois des vagues très fortes qui peuvent nous entraîner vers le large. Ici, le guide nous parle un peu des îles que l’on peut voir à l’horizon, les îles des trois sœurs (Ilhas das Três Irmãs). Quelques bateaux de pêcheurs sont visibles autour. On suit la côte vers le nord en direction du district et l’on trouve plusieurs pêcheurs, artisans et restaurants qui servent des fruits de mer. Le long de la plage, je (Kong) trouve des vestiges d’animaux marins par-ci par là, dont des genres de vers marins, et des dollars de sable, des restes d’oursins, des petits crabes, des écrevisses et quelques insectes. Au village, on rencontre des pêcheurs qui se préparent pour la journée. Leur allure décontractée et l’absence de stress est remarquable. Rien à voir avec les nord-américains toujours à la course et qui ne prennent pas le temps de vivre et d’apprécier chaque moment du quotidien.

On continue vers l’intérieur des terres sur le sentier du parque municipal da Lagoinha do Leste. La route est un peu sinueuse et un peu à pic au début, et le guide nous force à prendre des pauses à quelques endroits. C’est apprécié car il y a une personne qui a des complications et qui ne peut pas compléter la randonnée (rien à voir cependant avec la difficulté de la marche, qui était plutôt relaxante). Dans le sentier, on trouve de la végétation de tous côtés (mais pas autant que dans le parc national de Nascentes, et la première chose que je remarque (Kong) est que les épiphytes sont moins abondantes). Le sentier est érodé et creusé par l’eau. Au sommet, on peut observer les environs. On n’est pas resté longtemps, juste assez pour se reposer un peu; le lunch se prendra à la plage nommée la plage « secrète » plus à l’est, soit la Praia da Lagoinha do Leste.

parque municipal da Lagoinha do Leste Chenal creusé par l'écoulement d'eau
Surfeur Praia da Lagoinha do Leste

 

Le long du sentier qui mène vers cette plage, le guide nous  dit de marcher dans les chenaux creusés par l’eau pour ne pas créer des nouvelles ravines où l’eau pourrait s’insinuer. J’observe (Sacha) que là où la végétation fut piétinée, l’érosion du sol argileux est surprenante, ce qui démontre la fragilité de ce milieu naturel dès que l’homme y apporte des modifications. Arrivés à la plage, on mange notre lunch et certains se baignent dans l’océan mais ne s’aventurent pas très loin à cause de la force des vagues. C’est un lieu fréquenté par les surfeurs chevronnés qui doivent transporter leur planche tout le long du sentier. Le soleil est très fort, ce qui est apprécié. Par contre, certaines personnes au teint pâle ou à la peau fragile constatent rapidement que ce soleil n’apporte pas que des bienfaits.

Après le dîner, le groupe se fragmente. Certaines personnes restent à cette plage, d’autres retournent à l’auberge, quelques-unes gravissent le mont à proximité et d’autres vont voir un lagon pas loin; nous faisons partie du dernier groupe et le long du chemin, je (Kong) vois une méduse échouée et le guide me dit qu’il n’y en a pas beaucoup dans l’océan par ici. Avant de partir, on m’offre des cacahuètes qui ont trois et même quatre graines, ce que je n’ai jamais vu dans les « peanuts » au Canada. Au lagon, des personnes vont se baigner dans l’eau peu profonde et moins salée que l’océan. Ici, Manu m’explique la salinité des océans. On trouve des petits poissons (le plus gros devait faire 5 cm), des crabes qui se distinguent de ceux de la plage par leur couleur bleue (ceux sur la plage sont blancs) et des plantes au niveau du sol qui ont leurs graines dans des petites capsules avec des pointes pour s’accrocher et se déplacer. Ces dernières sont nommées des rosettes. En me promenant plus loin dans la lagune (Sacha), j’ai eu l’occasion de me faire nettoyer les pieds par une espèce de petit poisson et de me faire pincer un orteil par un crabe.

Méduse échouée sur la Praia da Lagoinha do Leste Cacahuète comme on n’en trouve pas au Québec rosettes

 

Suite à cette visite, on retourne tranquillement à l’auberge; le long du chemin, Manu amadoue le premier chat itinérant du voyage avec du lait.

Sur le chemin de retour, nous achetons les ingrédients pour faire la fameuse caipirinha qui est appréciée de tous; les bouteilles de cachaça, les limes, la glace et le sucre. La bouteille de 1 litre de cashaça ne coûte que 4,50 R$, ce qui peut être perçu comme un avantage, mais qui crée en même temps des inconvénients… Marie-Claude, supposément passée maître dans l’art de faire ce bon breuvage, se trompe et met du sel plutôt que du sucre dans le verre de Paul Comtois! J’ai (Sacha) cependant moins ri après m’être fait servir le même verre. Yeark!

Après une bonne douche froide à l’auberge (pour nous seulement, les filles avaient de l’eau chaude, évidemment), un petit groupe retourne au village de pêcheurs et on mange dans le restaurant Arante où la cachaça est offerte à volonté. Cet estaminet prétend avoir le meilleur poisson grillé au monde (avec un restaurant dans un pays nordique quelconque qui s’est inspiré d’Arante). Nous commandons le festin de fruits de mer qui vient avec plusieurs mets, y compris le poisson en effet très bon; c’est sûrement le meilleur que j’ai mangé de toute ma vie (Kong). Un conseil toutefois : contrairement à moi (Sacha), prenez garde à ne pas mordre avec trop de force dans le met gratiné; ça fait mal! Je n’avais pas constaté qu’il s’agissait de viande de crabe servie dans sa carapace rigide. Il ne faut consommer que l’intérieur! Le décor de la place est composé de petits papiers (probablement des centaines de milliers) qui pendent du plafond, écrits par tous les gens qui sont passés par ici – il y en avait partout, sur les plafonds, les murs, ou suspendus à des ficelles, et ça allait jusque dans la salle de bain. On n’a malheureusement pas de photo. C’est unique et même féerique, comme l’a mentionné quelqu’un parmi nous. Le retour à l’auberge était bien aussi, avec une belle vue du ciel accompagnée du bruit des vagues qui déferlent sur le rivage… Moi (Sacha) et deux autres personnes avons pu observer au-dessus de l’océan l’une des plus belles étoiles filantes qu’il nous a été permis de voir dans notre vie. Elle était comme une grosse boule de feu, avec une longue traînée de couleur verte. Ensuite, chacun, fatigué, se dirige vers son lit tandis que Kong s’endort sur le divan devant son portable. « Kong, tu ne veux pas aller te coucher dans ton lit? » - « Non, j’suis bien ici, Tudo bom, tudo bom! »

Samedi 23 mai 2009

Nous nous affairons en groupe distincts, en cette dernière journée à Florianopolis (Floripa pour les intimes). Nous avons pour but d’aller au gros avec des pêcheurs. En attendant les autres, je (Kong) m’essaie avec le berimbau de l’auberge, un instrument typiquement brésilien connu pour son utilisation dans la capoeira.

Kong et le berimbau

La journée commence avec un peu de bronzette à la Praia do Pântano do Sul à proximité de l’auberge. Zac réussit à monter sur sa planche pour la première fois. Je (Kong) comprends finalement le rôle des écrevisses qui sont partout sur la plage : ce sont des nettoyeurs qui mangent tout ce qui échoue – c’est sans doute grâce à elles que les coquillages que l’on trouve sont tous propres et dépourvus de tissus. Sur la plage, Sacha et moi tentons une expérience hydrologique portant sur la dérive d’un tronc d’arbre, le cycle des vagues et la quantité de sédiments déplacés; l’expérience n’est pas très satisfaisante car le tronc était situé un peu loin de l’endroit où les vagues sont les plus fréquentes.

écrevisses

 

Vers midi, Marie-Claude, Mérani, et nous-deux nous dirigeons vers le village de pêcheurs où on va manger, sur une terrasse au bord de la plage, un festin de crevettes très apprécié. Évidemment, les plats étaient accompagnés de l’un de nos breuvages préférés, la caipirinha. Comme à chaque fois, les assiettes sont très garnies, et lors des commandes, il faut toujours considérer que même un demi plat peut se décrire par l’expression « avoir les yeux plus grands que la panse ». Ensuite, on va vers le Rancho dos Pescadores, où les pêcheurs laissent leurs barques. On tente de louer les services d’un pêcheur et de son embarcation. Malgré l’aide dévouée d’un jeune de la place, nous ne trouvons rien; alors on retourne se baigner. Même si le projet fut un échec, ça ne nous dérange pas vraiment, compte tenu du merveilleux temps qu’il fait.

Vue du Rancho dos Pescadores

En soirée, presque tout le groupe se dirige vers le centre est de l’île, à Lagoa, où l’on trouve beaucoup de restaurants et de boîtes de nuit. Le groupe se sépare et nous allons manger à plusieurs dans un restaurant Mexicain. Ce qui est très bien dans les restaurants d’ici, c’est qu’on y trouve presque toujours des groupes musicaux qui jouent en direct. La nourriture était satisfaisante et la clientèle était plaisante. Le bar-restaurant est enjoué, et un groupe de 6 belles jeunes femmes habillées à la Mexicaine dansent avec entrain autour de notre table. Opa!!! Puis on est allé dans une boîte de nuit, invités à apprendre à danser le forro par la nièce d’une organisatrice. Tout le monde se déhanche et s’amuse bien durant cette soirée là. J’ai (Sacha) bien apprécié cette nouvelle expérience, même si mes aptitudes pour la danse se comparent naturellement à un pingouin qui essaye de faire du limbo. Ici, les différences culturelles par rapport aux Québécois sont flagrantes; les femmes n’abordent pas les hommes pour une danse; seul l’opposé se produit. Pour les Brésiliens, c’est tout à fait normal de danser avec plusieurs partenaires, et de les embrasser. Les perceptions de ce qui est normal ne sont pas les mêmes. Il faut noter que le « nightlife » en général dans les boîtes de nuit ne commence que vers minuit et que les boîtes ferment leurs portes vers 5 heures du matin. À la sortie du bar, nous faisons l’heureuse découverte d’une cantine, qui vend même des grosses bières à 5R$ pour emporter. Le retour se déroule tranquillement, alors que le sommeil en attend plus d’un.

Dimanche 24 mai 2009

C’est la dernière matinée à Floripa, et on pense déjà qu’après une semaine au soleil, le retour à Blumenau, où  la pluie est annoncée pour toute la semaine, ne va pas être merveilleux. En effet, il n’y a pas beaucoup de choses intéressantes qui se passent durant le transport de Floripa à Blumenau; la majorité des gens dorment dans l’autobus. On oublie presque Manu à un arrêt à Biguaçu, ce qui constitue le seul événement notable durant la route. Je (Kong) remarque le changement dans le paysage, comme l’apparition d’araucarias, l’arbre typique du Brésil (importé d’Australie!) qui a une cime en parasol à maturité; je note aussi la présence de cicatrices de glissements de terrain, une chose que je n’ai pas vue à Floripa.

glissement de terrain sur le chemin Floripa/Blumenau


On repasse devant les villes côtières et touristiques d’Itajaí et de Balneário Camboriú où nous sommes déjà allé il y a quelques semaines; on y trouve une grande concentration de gratte-ciels qui sont pour la plupart des hôtels. Arrivés à Blumenau, on s’installe et je (Kong) dépose mes vêtements à une buanderie parce que je suis trop fatigué pour faire mon lavage moi-même. Avant de partir, Paul nous dit que Lúcia nous a invités à aller manger dans un restaurant du nom de Rancho do Pasteis, ce qui me convient parce que je rêvais à un bon pastel (le pluriel de pastel est pasteis) depuis ma première expérience  à la Pastelaria Carmen à Blumenau.

En soirée, on prend l’autobus de ville pour se rendre là-bas; c’est la première expérience pour quelques personnes. L’autobus coûte 1R$ (1R$ équivaut à peu près a 0,50$) et les autobus ressemblent à ceux qui partent de Montréal vers la Rive Sud, soit les autobus accordéons avec une plateforme tournante au milieu. Arrivé là-bas, on rencontre Paul, Maria-Luiza, et des résidents de Blumenau qu’on n’a pas vu depuis l’excursion. Valérie m’informe que c’est une soirée hommage aux Beatles, ce qui me fait plaisir car je (Kong) suis un grand fan de ce groupe. Le band qui leur rend hommage est correct : on entend l’accent brésilien dans l’anglais. Je trouve qu’il manque un peu d’émotion dans le solo de Help!, et que la voix est parfois ensevelie par les instruments, mais c’est bon dans l’ensemble. Les pasteis étaient corrects, mais pas aussi bons qu’à la Pastelaria Carmen. Cependant, les caipirinhas étaient parfaites : pas trop sucrées et fortes à souhait! Après tout ça, je rentre (Kong) à l’auberge Grün Garten et je produit mon troisième rapport de terrain.

Lundi 25 mai 2009

La première journée de cours à Blumenau commence péniblement, après une courte nuit de sommeil pour la plupart d’entre nous. Heureusement, les présentations sont intéressantes. Elles portent sur les études des désastres environnementaux de 2008 dans la vallée de l’Itajaí. Les cours nous apprennent beaucoup, et surtout ceux de l’après-midi portant sur les conditions climatiques et sur l’importance de la végétation sur l’hydrologie.

En soirée, Sacha, Marie-Claude et moi assistons à une présentation sur les lois environnementales dans l’état de Santa Catarina. Ensuite, je (Kong) participe à un échange linguistique Français-Portugais. La soirée se termine à l’auberge avec des personnes qu’on a connues à Blumenau avant de partir. Pour ma part (Sacha), cette journée tranquille me fait le plus grand bien, alors que ma fin de soirée s’avère différente de celle de la plupart des autres; je passe ma première journée entière au Brésil sans boire une goutte d’alcool et sans fumer aucune cigarette, ce qui est bon pour moi et me permet d’avoir un sommeil réparateur…

Manh Kong Nguyen et Sacha Bureau-Lafontaine

26-27 mai

Cette semaine étant dédiée à l'étude de la catastrophe de novembre 2008, nous avons fait une randonnée pour observer les lieux touchés par les inondations et les glissements de terrain.  Un ingénieur de la défense civile et le professeur Bacca nous fournissaient des explications au fur et à mesure. Jusqu'à présent, nous n'avions surtout visité que le centre de Blumenau mais cette excursion nous a permis d'observer plusieurs sites détruits par le désastre. Nous avons constaté que beaucoup de familles vivent encore dans ces lieux dangereux. Une journaliste de la deuxième plus grande chaîne de télévision brésilienne (SBT) nous a accompagnés et a réalisé des entrevues avec quelques-uns d'entre nous. Elle nous a surtout demandé ce que nous pensions du Brésil et des activités académiques offertes dans le cadre de notre séjour. Nous sommes allés dîner à bon prix dans un buffet à volonté et sommes retournés à la FURB pour une conférence intitulée: «La plus grande tragédie bioclimatique brésilienne». Mercredi 27 fut une journée libre. Plusieurs d'entre nous en ont profité pour commencer le travail d'équipe portant sur le désastre de novembre dernier.

Júlia Bastos et Catherine Fontaine-Makinen

28-29 mai 2009


Jeudi 28 mai

Quel matin ! Encore un temps pluvieux pour cette journée. Les travaux à la bibliothèque continuent. Le stress de la fin commence à se faire sentir: Internet ne fonctionne pas et nous avons tous énormémment de « pain sur la planche ». Mais ce soir, le temps est à la fête. Certains d’entre nous assistent au mini-Oktoberfest organisé à la Vila Germanica ! Une grande fête très populaire à Blumenau, la petite-Allemagne. Certains ont su s’amuser sur les rythmes de la musique traditionnelle allemande tout en dégustant bières, saucisses et choucroutes !

Vendredi 29 mai

Aujourd’hui, la journée se résume à travailler à la bibliothèque, car pour certains d’entre-nous c’est le grand départ : 14 heures d’autobus pour enfin découvrir les fameuses Chutes d’Iguaçu ! L’effort en vaudra la chandelle, nous en sommes certains !

Laetitia et Marie-Lou

2-3 juin

Tel qu’écrit dans notre horaire, le 2 juin s’annonçait être toute une journée. En la voyant venir, il était possible de ressentir l’anxiété dans le groupe. Il faut comprendre que le 2 juin était la journée de nos présentations orales. La plupart des élèves ne sont  pas très à l’aise de parler devant un auditoire, surtout dans une langue qui n’est pas la leur. Mais voilà qu’était venu le jour où finalement, nous devions le faire devant tous ces brésiliens. Si notre présentation avait pu être en anglais,  la tâche aurait probablement été simplifiée, mais faire une présentation PowerPoint en portugais, la chose se complique. Heureusement qu’on a la chance d’avoir parmi nos rangs une brésilienne exceptionnelle, comme bien d’autres, mais qui a le cœur gros comme le Monde. Ne pouvant laisser tomber ses collègues, Julia a donc passé beaucoup de temps à corriger et revoir presque tous nos textes. Merci Julia!  De plus, certains d’entre nous avons tissé des liens avec des brésilien(ne)s, dont certains étudiants de l’Université Régionale de Blumenau (FURB), très aimables, ont bien voulu se porter volontaires pour nous aider. Nous devons dire un autre grand merci pour l’aide obtenue de notre bonne amie Tiana, étudiante en sciences biologiques sous la direction de la professeure Luzia.

Pour vous mettre en contexte, la journée du mardi 2 juin a commencé en fait au tout début, soit à minuit. Tous se trouvaient au bar le Tunga, situé au centre-ville, est réputé pour sa bière et son ambiance lors de l’événement annuel Oktoberfest. En réalité, nous étions tous là pour fêter la nomination de notre cher professeur Paul Comtois en tant que nouveau directeur du département de géographie à l’Université de Montréal. Félicitations à Paul! La plupart d’entre nous nous sommes couchés vers les 1h du matin, car il fallait quand même être en forme pour le lendemain, ou plutôt le jour même. Petite parenthèse : presque tout le monde a eu la chance de voir un Capibara, cette espèce de gros rat musqué, avec un long museau, une courte queue, et vivant au bord des cours d’eau. De retour à l’auberge, on s’est couché pour un sommeil de moins de cinq heures. Nous pouvons vous affirmer que dans la partie sud du Brésil, il fait quand même froid. La nuit, les températures peuvent baisser jusqu’à 5-10°C. En se levant, la situation n’est pas meilleure d’autant que l’eau des douches est la plupart du temps glaciale; en outre, le papier hygiénique manque partout dans l’auberge. Mais la vie est belle, et nous sommes au Brésil : Alléluia! Après les deux présentations de Paul, nous sommes finalement passés au « bat » comme on dit. En somme, nous devons dire que ça s’est vraiment bien passé. Tous et toutes ont en général bien parlé et les gens dans l’auditorium ont eu l’air de nous comprendre et manifesté un certain intérêt pour nos présentations. Nous devons dire que nous y avons ajouté une petite touche d’humour, ce qui rendait la chose captivante.

Quelques faits cocasses sont survenus:

    • Paul Comtois, avec son accent à faire rire, comme celui de plusieurs d’entre nous,  mélangeait à la fois portugais et espagnol.
    • Marie-Claude, chargée de passer les diapositives de Paul n’y arrivait pas toujours. La projection était difficile à voir disait-elle.
    • Zac est celui ayant cassé la glace pour notre groupe, après les présentations de Paul; nous nous devons de souligner qu’il a fait une très bonne présentation.
    • Charles, à sa façon, a ébloui tout le monde avec sa manière très relaxe d’aborder les sujets.
    • Martine quant à elle, en soupirant, s’est trouvée tout à fait débordée par la quantité de mots à dire.
    • Claude commandait les changements de diapositives d’un simple geste du bras et du doigt allongé, se faisant tout de suite comprendre.
    • Kong à son tour nécessita de l’espace pour travailler et d’un geste autoritaire de la main, a renvoyé Leticia à son siège, celle qui était préposée aux PowerPoints.
    • Sacha, l’homme aux mille mots, a trouvé le moyen de communiquer à tous le bruit émis lorsqu’on mange du fromage à poutine, soit « Squish-Squish »

    À la suite de nos merveilleuses présentations, nous sommes allés rencontrer le professeur Baca dans son «humble demeure», la réserve de Bugerkopf, une réserve privée. Son terrain est en fait une RPPN qui signifie Réserve Privée de Patrimoine Naturel liée au Parc National d’Itajaí. En achetant sa propriété de 82,7 hectares, soit  827 000 m2, il s’est porté défenseur et protecteur du lieu et du parc. Le nom de la réserve provient de deux mots. Le premier, « buger », est d’origine germanique (? sic) et signifie indien tandis que le deuxième, « kopf », est d’origine allemande et signifie tête, donc tête d’indien, par respect pour les peuples indigènes qui habitaient les lieux auparavant.

    En quittant le campus de l’université pour se rendre chez le professeur Baca, le moral était plutôt bas dans nos troupes en raison de plusieurs facteurs. La plupart n’avait pas beaucoup eu de sommeil dans le corps et il restait peu de temps pour la rédaction de nos travaux finals. La demeure du professeur Baca est bien isolée des autres demeures, car elle est située au sommet d’une montagne. En plus d’être très belle, comme nous pouvions nous y attendre, elle est très écologique et possède même des panneaux solaires et de petites stations scientifiques.

    Nous avons eu la chance d’être invités à un goûté/dîner pour tout l’après-midi. Des petits gâteaux et du café nous attendaient. Nous avons étés ensuite invités par le professeur à visiter sa cour arrière, c’est à dire sa montagne. Un peu fatigués, mais volontiers prêts à explorer la forêt du professeur Baca, nous sommes tous partis pour une excursion d’une heure environ. Nous avons eu la chance de circuler dans ce qui est peut-être la meilleure représentation de la Mata Atlântíca. Il y avait une impressionnante quantité de Bromélias et d’arbres d’une taille qu’on ne voit que très rarement dans les forêts de la région. Il était dans certains cas impossible de faire le tour de ces arbres avec les bras. Nous sommes arrêtés un peu partout pour observer des couloirs de ruissellement, des repousses de la végétation suite à des perturbations naturelles et plusieurs espèces d’arbres, dont de petites plantations de Canela Preta. Ces derniers abondaient autrefois et comptaient parmi les plus grandes plantes de toutes les espèces indigènes. Vint ensuite le gros repas, une des meilleures et des plus authentiques feijoada, préparée par la femme et la mère du professeur Baca. C’était tout simplement excellent! Devoir quitter à cinq heures était bien dommage, mais il restait encore des travaux à rédiger et du sommeil à rattraper.

    La journée du 3 juin fut consacrée entièrement à nos travaux. Nous pouvions voir le stress s´emparer de tout le monde, à savoir si les travaux seraient remis à temps. Je crois que pour la plupart d’entre nous, ce fut le cas. Le soir, nous sommes tous allés manger dans une pizzéria pour clore le voyage. Tout le monde y était, même Paul et ses nombreuses caipirinhas. Les gens étaient généralement tous fatigués et sont rentrés quand même de bonne heure, car certains partaient assez tôt le lendemain, soit pour Montréal, soit pour continuer leur voyage. Nous pouvons dire que le voyage fut très apprécié par tout le monde. Nous avons appris bien des choses, mais surtout nous avons vécu des expériences uniques et enrichissantes. Je vous souhaite à tous et à toutes la chance d'aller au Brésil, car c´est un pays extraordinaire.

    Merci de nous lire et bonne fin d'été!


    Claude Gibeault, David Lefebvre et tout le groupe du projet Brésil 2009

    Groupe PB09

    Pour commentaires ou information : information@geog.umontreal.ca
    Page mise à jour le 2-09-2009

 

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