Source: United States Department of Energy
Les États-Unis connaissent différents niveaux de dépendance énergétique (consommation versus production) selon la source d'énergie consommée. Le pays est autosuffisant en ce qui a trait au charbon mais doit avoir recours aux importations pour le gaz naturel et le pétrole. Alors que les États-Unis produisaient 69% de leur propre consommation en 1970, cette portion devait dégringoler à 38% en 1996. Ceci a évidemment engendré un besoin croissant d'approvisionnement à l'étranger. Durant les années 1960 et début 1970, le prix du pétrole était bas et les importations subissaient une croissance soutenue (voir figure). Avec la première crise pétrolière (1973), le prix du pétrole doubla, ainsi stabilisant les importations. Alors que le prix du pétrole demeurait relativement stable par la suite, les importations connurent un regain de croissance jusqu'en 1980 avec la seconde crise pétrolière (révolution iranienne) qui fit grimper les prix à 32$. Les importations chutèrent considérablement au moment où plusieurs exploitations aux États-Unis devenaient rentables dans un tel contexte. Le contre-choc pétrolier de 1986 devait de nouveau renverser les tendances et les importations américaines ont alors augmenté de façon continue depuis. Les fluctuations dans le volume d'importations étant essentiellement attribuables aux fluctuations de prix. Afin d'assurer une stabilité de l'approvisionnement, les États-Unis ont diversifié leurs fournisseurs. L'OPEP représentait 75 à 80 % des importations au cours des années 1970 et 1980. Cette portion est aujourd'hui réduite à 55%. Les nouveaux fournisseurs sont le Mexique, le Venezuela, le Canada et le Nigeria. Ils ne sont pas membres de l'OPEP mais bel et bien dans la sphère d'influence politique des États-Unis. Dans un contexte de déclin de la production nationale, le degré de dépendance augmente et force les États-Unis à garder un oeil attentif sur la stabilité politique de ses fournisseurs. La mondialisation pourrait éventuellement contribuer à une stabilisation de l'environnement politique et ainsi garantir la stabilité des sources d'approvisionnement. |