Le transport et le commerce international

CHAPITRE 5 : CONCEPT 2


Auteur : Dr. Jean-Paul Rodrigue
1. La notion de commerce international
2. Les réseaux d’échanges internationaux
3. Le transport international

 

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Intégration et interdépendance économiques

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Évolution du commerce international


Relation production-commerce

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Exportations mondiales de marchandises

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Échanges commerciaux par océan

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Exportations par continent

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Échanges commerciaux par bloc économique

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Les chaînes de transport au sein du commerce international

1. La notion de commerce international  

Au sein de l’économie mondiale, aucune nation n’est autosuffisante. Les pays sont impliqués à différents degré dans des processus d’échanges afin de se pourvoir de produits et services déficitaires mais aussi pour parfaire la production dans certains secteurs économiques. La mondialisation des échanges s’accompagne aussi d’une mondialisation de la production. Il existe par ailleurs une logique derrière le commerce international qui s’explique par la structure économique et industrielle des nations impliquées, mais aussi par d’autres facteurs comme la distance, les réseaux politiques, les taux de change et les avantages réciproques que tirent les pays des échanges contractés.

Le commerce international expose la portée des processus de mondialisation à travers une interdépendance spatiale croissante entre les diverses composantes du système-monde. L’interdépendance implique ici des relations par lesquelles circulent du capital, du fret, de l’information et des services par voie d’échanges. Le commerce tourne ainsi autour d’un transfert d’une possession quelconque vers un contractant en retour généralement d’une équivalence monétaire. En supposant l’existence d’une demande entre une origine et une destination, plusieurs conditions doivent être remplies pour y avoir échange.

  • Les biens doivent être accessibles et disponibles pour l’échange et il doit exister une demande pour ces mêmes biens. En d’autres termes, il doit y avoir un surplus à un endroit et une demande à un autre. Cette condition se veut des plus essentielles puisque l’échange n’a lieu que si des surplus (offre) sont disponibles au sein d’une économie locale pour l’exportation vers les marchés internationaux.
  • Les flux d’échanges doivent être supportés par des infrastructures de transport permettant aux biens de circuler adéquatement à partir d’une origine vers une destination. La distance joue souvent un rôle fondamental à ce niveau tout comme la capacité des infrastructures à affranchir les biens.
  • La transaction ne peut avoir lieu si elle n’est légalement possible. Ceci implique la reconnaissance de conventions comme une monnaie d’échange commune pour que l’environnement transactionnel puisse s’adosser sur un support légal. En contexte de mondialisation de l’économie, cet environnement devient d’une très haute complexité mais stimule le commerce aux échelles régionale, nationale et internationale.
2. Les réseaux d’échanges internationaux   

Depuis la Seconde Guerre Mondiale le commerce international a connu un essor remarquable, notamment au cours des années 1960. Une tendance qui se veut évidemment le reflet d’un système-monde de plus en plus complexe et interdépendant. Le volume de biens et services transigés entre pays a joué un rôle moteur dans la création de richesses à l’échelle mondiale. Trois facteurs peuvent être rattachés à ce phénomène:

  • Les coûts de transport ont dégringolé d’une façon nette grâce à une série d’innovations et à une efficacité accrue des modes et des infrastructures de transport.
  • Les processus d’intégration comme l’émergence de blocs économiques et l’abolition des tarifs à une échelle mondiale ont su promouvoir le commerce international.
  • Les systèmes de production sont de plus en plus flexibles et imbriqués, ce qui stimule l’échange de biens et services de toutes sortes.

De plus, le commerce international s’appuie sur les tendances suivantes:

Ces tendances dévoilent clairement une escalade des quantités de fret transigé tout comme une diversification des origines et destinations de l’affrètement. Le tout confirme l’importance du transport international comme étai des systèmes économiques mondiaux.

3. Le transport international   

Les mouvements de fret en contexte de mondialisation s’appuient sur la performance des multiples modes de transport, de leurs origines à leurs destinations. Il s’ensuit que les chaînes de transport doivent être établies en mettant une emphase particulière sur les points de transfert. Le transport international requière des infrastructures de distribution capables de supporter des échanges entre une multitude de partenaires. Par voie de conséquence, le transport international se donne comme objectif de remplir les besoins en déplacements de fret et d’individus ainsi que d’offrir un ensemble de modes de transport supportant au mieux l’espace économique mondial, dont les composantes sont à caractère synallagmatique.

Dans un environnement marqué par une croissance des échanges, le transport doit être à même de suivre cette tendance. Cette multiplication de mouvements n’aurait pu avoir lieu sans le concours d’innovations technologiques importantes, permettant de transporter des quantités croissantes de fret et d’individus de façon plus rapide et plus efficace. Il s’ensuit donc que les transports constituent une technologie d’accès qui n'est point la cause même derrière le commerce international mais plutôt un moyen autour duquel celui-ci s’articule.

Parmi tous les modes de transport, deux sont particulièrement sollicités en transport international: les modes maritime et aérien. En effet, une part marginale revient aux modes routier et ferroviaire au sein d’un transport à portée mondiale puisque ceux-ci se veulent d’abord des modes à vocation régionale et/ou nationale. Il est donc utile de comprendre où interviennent ces modes au sein d’un cadre d’échanges nord-américain ou européen, par exemple. Bien que ces modes par définition soient a priori à vocation régionale, le transport intermodal leur confère une position plus nuancée et plus complexe.