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Le transport et le commerce international
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CHAPITRE 5 : CONCEPT 2
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Au sein de l’économie mondiale, aucune nation n’est autosuffisante. Les pays sont impliqués à différents degré dans des processus d’échanges afin de se pourvoir de produits et services déficitaires mais aussi pour parfaire la production dans certains secteurs économiques. La mondialisation des échanges s’accompagne aussi d’une mondialisation de la production. Il existe par ailleurs une logique derrière le commerce international qui s’explique par la structure économique et industrielle des nations impliquées, mais aussi par d’autres facteurs comme la distance, les réseaux politiques, les taux de change et les avantages réciproques que tirent les pays des échanges contractés. Le commerce international expose la portée des processus de mondialisation à travers une interdépendance spatiale croissante entre les diverses composantes du système-monde. L’interdépendance implique ici des relations par lesquelles circulent du capital, du fret, de l’information et des services par voie d’échanges. Le commerce tourne ainsi autour d’un transfert d’une possession quelconque vers un contractant en retour généralement d’une équivalence monétaire. En supposant l’existence d’une demande entre une origine et une destination, plusieurs conditions doivent être remplies pour y avoir échange.
Depuis la Seconde Guerre Mondiale le commerce international a connu un essor remarquable, notamment au cours des années 1960. Une tendance qui se veut évidemment le reflet d’un système-monde de plus en plus complexe et interdépendant. Le volume de biens et services transigés entre pays a joué un rôle moteur dans la création de richesses à l’échelle mondiale. Trois facteurs peuvent être rattachés à ce phénomène:
De plus, le commerce international s’appuie sur les tendances suivantes:
Ces tendances dévoilent clairement une escalade des quantités de fret transigé tout comme une diversification des origines et destinations de l’affrètement. Le tout confirme l’importance du transport international comme étai des systèmes économiques mondiaux.
Les mouvements de fret en contexte de mondialisation s’appuient sur la performance des multiples modes de transport, de leurs origines à leurs destinations. Il s’ensuit que les chaînes de transport doivent être établies en mettant une emphase particulière sur les points de transfert. Le transport international requière des infrastructures de distribution capables de supporter des échanges entre une multitude de partenaires. Par voie de conséquence, le transport international se donne comme objectif de remplir les besoins en déplacements de fret et d’individus ainsi que d’offrir un ensemble de modes de transport supportant au mieux l’espace économique mondial, dont les composantes sont à caractère synallagmatique. Dans un environnement marqué par une croissance des échanges, le transport doit être à même de suivre cette tendance. Cette multiplication de mouvements n’aurait pu avoir lieu sans le concours d’innovations technologiques importantes, permettant de transporter des quantités croissantes de fret et d’individus de façon plus rapide et plus efficace. Il s’ensuit donc que les transports constituent une technologie d’accès qui n'est point la cause même derrière le commerce international mais plutôt un moyen autour duquel celui-ci s’articule. Parmi tous les modes de transport, deux sont particulièrement sollicités en transport international: les modes maritime et aérien. En effet, une part marginale revient aux modes routier et ferroviaire au sein d’un transport à portée mondiale puisque ceux-ci se veulent d’abord des modes à vocation régionale et/ou nationale. Il est donc utile de comprendre où interviennent ces modes au sein d’un cadre d’échanges nord-américain ou européen, par exemple. Bien que ces modes par définition soient a priori à vocation régionale, le transport intermodal leur confère une position plus nuancée et plus complexe. |
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