Université de Montréal  Département de géographie
 

Projet Brésil 2007 - Journal de bord

groupe avant le départ


Le groupe du Projet Brésil 2007 avant leur départ.

3 mai | 4 mai | 5 mai| 6 mai | 7 mai| 8 mai | 9 mai| 10 mai| 11 mai | 13 mai |

14 mai | 15 mai | 16 mai | 17 mai |18 mai |19 mai | 20 mai |21 mai | 22 mai |23 mai |
24 mai | 25 mai| 26 mai| 27 mai | 28 mai

Jeudi le 3 mai 2007. Belo Horizonte

L’arrivée... premiers contacts
Par Marjorie Bercier

Le nom de la première conférencière: Aida Araciba
Le nom de la deuxième conférencière: Cristina Augustin

On pourrait croire que notre aventure avait mal commencé, mais ce ne fut pas tout à fait le cas. Notre vol de Montreal à New-York a bien été, mais celui de New-York à São Paulo fut cancellé et reporté au lendemain. Après plusieurs heures d’attente interminable, nous avons finalement pu nous reposer dans un hôtel près de l’aéroport jusqu’au matin suivant. À 9h30 nous étions en route pour São Paulo, avec en main 200$US en crédit, gracieuseté de la compagnie TAM Airlines. Cet argent ne peut être utilisé que sur un autre vol avec cette compagnie brésilienne. Nous sommes finalement arrivés à Belo Horizonte à 2h AM, le jeudi matin.

La pousada est très confortable, remplie d’arbres en fleurs et de terrasses extérieures. Après une courte nuit de sommeil, nous avons été accueillis par Doralice, professeure à l’UFMG, qui nous guida à travers les étroites rues de la ville jusqu’au campus de l’université. La plupart des départements possèdent des jardins intérieurs à ciel ouvert, avec sentiers pavés et palmiers géants. Le département de Geociência en contient trois. Un paradis!

La première journée fut consacrée à la coopération internationale. Les deux conférencières, Mme Aida Araciba et Mme Cristina Augustin, traitèrent du développement de l’UFMG et de son expansion internationale. Il y fut mention du nombre croissant d’étudiants internationaux, étrangers ou en échange. L’université parraine aussi des projets d’envergure locale, jumelant la population et les étudiants de l’université dans une optique de développement durable. Nous plongions dans l’univers bien dépaysant du Brésil : la langue, la chaleur… sans compter la fatigue du long voyage.

Ce soir-là, nous avons eu notre premier vrai contact avec les Brésiliens, et quel contact ce fut! Nous avons tous essayé la caipirinha, boisson alcoolisée typique du Brésil, avec de la cachaça, des limes et du sucre. Nous avons mangé comme des rois, avec des plats pourtant assez simples : espeto de boi, de frango, de porco e de coração, le tout arrosé de bonne bière (Skol e Brahma).

La soirée continua avec une prestation de musique traditionnelle brésilienne. Les Canadiens étaient les plus braves et furent les premiers sur le plancher de danse (évidemment direz-vous), bien que nos aptitudes dans ce domaine furent rapidement surclassées par les Brésiliens. Je tiens à offrir une mention spéciale à M. Paul Comtois qui était en feu autant au niveau de ses réparties pimentées que de son déhanchement.

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Vendredi le 4 mai. Belo Horizonte.

Les programmes de l’UFMG et exploration.
Par Joël Bleau

Aujourd’hui, c’est un peu plus relax, on nous a laissé dormir un peu, question de se remettre de notre première soirée brésilienne. Notre rendez-vous à l’université était seulement à 10h00. Il nous est donc possible de s’attarder un peu lors du petit déjeuner. Après avoir attendu Héloïse qui se faisait une job de fer plat dans les cheveux, nous sommes tous partis en direction de l’université. Comme de bons petits étudiants assidus, nous sommes arrivés à l’heure pour la conférence du Prof. Antonio qui parlait un français impeccable; en tous cas si on le compare à notre brésilien, c’était très bon. Il était coordonnateur du Département de géographie. Il nous a expliqué les principaux cursus qu’il était possible de faire dans le programme de géographie à l’UFMG. Il nous a informé que le programme pouvait être divisé en deux parties. Les étudiants ont le choix de faire la licenciatura ou le bacharelado. Les cours menant à ces diplômes sont normalement donnés le jour, mais il est aussi possible de faire ces cours le soir. Les cours de jour débutent en mai et ceux du soir en août. En général, la plupart des étudiants se dirigent vers la licenciatura d’une part parce que l’obtention du diplôme se fait en l’espace de 4 ans contrairement à 5,5 ans pour le bacharelado. D’autre part, les étudiants diplômés de la licenciatura se dirigent normalement vers l’enseignement, un domaine actuellement très en demande. Nous avons aussi appris que, bien que l’accès à l’université soit gratuit pour les brésiliens, il  n’en demeure pas moins que chaque candidat doit passer un examen d’entrée qu’on appelle vestibular et que la concurrence est plutôt forte étant donné le nombre limité de places disponibles.

 Après cette intéressante conférence, nous avions quartiers libres pour le reste de l’après-midi. Nous nous sommes donc dirigés, en bus, vers le centre-ville pour aller y faire une petite escapade. Après un trajet que je pourrais qualifier de passablement rock and roll comme première expérience, on arrive au centre-ville bien motivé à découvrir un nouveau monde. Tout d’abord, direction le marché central pour y trouver quelque chose à manger, de préférence typiquement brésilien.

Bien repus et requinqué, nous avons continué notre visite vers le parc municipal (voir photo) où nous avons pu nous prélasser et profiter d’une petite sieste bien méritée après tous ces efforts. Bien reposé, nous avons continué notre chemin vers le musée minéralogique où nous avons pu découvrir la richesse géologique du Brésil. Après cette étape disons plutôt culturelle, nous avons explorer une autre partie  du centre-ville, celle  située près de la place de la libération. Certains sont partis vers le café internet, d’autres sont restés accrochés au bistrot du coin pour y apprendre un jeu de cartes brésilien enseigné par Estevao, étudiant au Département de géo de l’UFMG. Enfin, d’autres ont simplement préféré errer autour de la place afin de mieux s’imprégner de cette magnifique ville.

parc municipal
Le parc municipal à Belo Horizonte
 

groupe 2007

Le groupe 2007
au Brésil

personnages colorés
Propagande
  à la Place
  de la libération

Notre retour en bus à la Pousada s’est fait sans encombre malgré le trafic du vendredi soir. Après une petite douche on s’est tous retrouvés à la cuisine pour déguster un bon plat de pâtes communautaires. Enfin, pour terminer la soirée, nous avons eu droit à un petit cours de portugais donné par Simon-Olivier.

 

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Samedi le 5 mai. Belo Horizonte.

Improvisation de fin de semaine.
Par Joël Bleau

Après un réveil plutôt brutal, on se retrouve toute une équipe à partir à l’aventure vers le parc national de la Cerra do cipò. Comme je l’ai dit, c’est l’aventure. Notre planification est quelque peu défaillante et on finit par se retrouver à la gare centrale après au moins une heure de bus à travers la ville. Là-bas, on apprend que les seuls bus en partance pour la Cerra do cipò sont à 6h00 et 13h00, et normalement il est recommandé d’y rester au moins pour une nuit, si on veut que ce soit rentable. Cette fâcheuse nouvelle ralentit un peu nos ardeurs d’aventuriers. Le groupe finit par se dissoudre. Il y a une équipe qui repart vers la Pousada, une autre préférera aller se perdre dans la ville et enfin les vrais de vrais, celles qui n’ont pas perdu espoir de partir à l’aventure, se sont finalement organisées une virée au parc de Ouro preto (or noir). Toutes seules comme des grandes elles ont affrétés deux voitures pour se rendre dans le parc et en revenir saines et sauf, non sans quelques frayeurs au départ de la ville. Un autre groupe, moins téméraires ceux-là ont préféré aller visiter le jardin zoologique et en même temps en profiter pour visiter plus en profondeur Belo Horizonte en s’y rendant à pied.

La première équipe à revenir à la Pousada sans encombre (Joël et Marjorie) est tombée sur Simon-Olivier qui naviguait sur internet. Comme notre aventure du matin n’avait pas fonctionné, il nous restait encore beaucoup de temps pour profiter de la belle journée ensoleillée qui s’annonçait. Simon-Olivier nous a proposé d’aller faire un tour à la piscine du centre sportif de l’UFMG. On ne pouvait donc pas refuser. Grâce à notre carte étudiante, nous avons tous les trois eu accès gratuitement à la piscine. Au menu, farniente, joute de aki et petit saut dans la piscine pour se rafraîchir quand la chaleur devenait trop intense. Et ce fut comme ça pas mal tout l’après-midi. Un peu plus tard, nous avons vu arriver l’équipe qui s’était perdue dans la ville (Simon, Martine et Christine)Ils se sont joints à nous un moment et ils ont pu ainsi profiter des derniers rayons du soleil près de la piscine. En soirée, comme à l’habitude, Simon-Olivier nous a fait un petit topo sur la journée du lendemain… en portugais. Par la suite, certains d’entre nous sont restés à la Pousada pour se cuisiner un bon petit repas, tandis que d’autres ont préféré se joindre à Simon-Olivier pour aller se payer une bouffe pantagruélique au petit restaurant jaune près de l’auberge.

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Dimanche le 6 mai. Belo Horizonte.

parc Mangaberas
Singes et futebol.
Par Véronique Blouin

Dimanche matin, nous sommes partis pour le parque de Mangaberas, le parc urbain de Belo Horizonte, supposément le plus grand parc urbain au monde. Nos groupes se sont dispersés un peu partout dans le parc, certains se rendant au belvédère, d'autres plus à l'intérieur de la forêt. Nous avons rencontrés pour la première fois les petits singes qui remplacent nos fameux écureuils dans les forêts brésiliennes.

Après le parc, nous nous sommes dirigés en vitesse vers le Minerão, afin d'assister à la finale nationale de futebol, confrontant les deux équipes de Belo Horizonte. Il est difficile de décrire l'importance et la folie qui s'empare des brésiliens lors de match de futebol! Et encore plus lors de la finale nationale! L'ambiance du stade de soccer est inimaginable. D'ailleurs, nous avons pris des vidéos, plutôt que des photos afin de mieux représenter l'ambiance. Les brésiliens ont au moins une dizaine de chansons pour encourager leurs équipes respectives. Nous nous sentions assez cheap avec notre fabuleux Go HABS Go!. L'équipe favorite a gagné, bien sûr, alors les partisans sont descendus dans les rues faire la fête jusqu'aux petites heures du matin. Nous étions épuisés de notre journée, alors la grande majorité du groupe est restée tranquille, à la pousada, à se reposer. 


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Lundi le 7 mai. Belo Horizonte.

Jour de notre présentation… en portugais.
Par Véronique Blouin

Lundi, nous avions une conférence sur la climatologie du Brésil, en portugais, présentée par la professeure Magda. La conférence était très intéressante, la professeure Magda a pris soin de comparer les climats du Brésil avec ceux du Canada et du Québec pour bien nous mettre en contexte.  Ensuite, Paul Comtois a donné une conférence sur sa recherche en aérobiologie. Enfin, nous avons exposé notre oral aux Brésiliens qui ont eu l'air de bien apprécier. Nous avons rencontré quelques-uns d'entre eux qui aimeraient bien venir à Montréal l'année prochaine.  Marjorie, Guylaine et Esther ont ensuite fini leur soirée à la finale mondiale de Judo qui se déroulait à Belo Horizonte, tandis que les autres membres du projet ont passé une soirée tranquille à la pousada. Une grosse journée nous attendait mardi!

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Mardi le 8 mai. Belo Horizonte.

Brumadinho
Par Martine Boies-Fournier

Brumadinho

Aujourd'hui, nous sommes partis assez tôt en autobus avec le professeur Philippe Maillard et la professeure Doralice Barros Pereira à la découverte de la municipalité de Brumadinho qui se situe à 50 km de Belo Horizonte dans le bassin de la rivière São Francisco. Cette région occupe un territoire de 630 km2 et se trouve à la limite du domaine de la Mata Atlântica. Malgré de longues périodes d'autobus entrecoupées de sorties sur le terrain lors desquelles nous avions souvent à franchir des clôtures en barbelés (ce qui a moins plu à quelques-unes d'entre-nous), nous avons pu apprécier l'utilité de la télédétection pour déterminer l'usage des sols, mesurer les distances et la taille des aires protégées, évaluer la qualité de l'eau et des sols, et également pour faire des relations entre ces caractéristiques du territoire.
Philippe M.et Doralice

À l'aide de différentes cartes obtenues à partir de la télédétection et des couleurs associées à différentes composantes, nous avons analysé les changements hydrologiques et pédologiques survenus sur le territoire ces dernières années, notamment entre 1996 et 2000.

buffet

À l'heure du dîner, nous nous sommes rendus dans un petit restaurent typique nommé Dona Cecilia. Le repas était absolument savoureux, un des meilleurs que nous ayons mangé depuis notre arrivée. Il s'agit d'une petite entreprise familiale et il était donc très apprécié d'y voir de jeunes enfants, une femme enceinte ainsi qu'une jolie grand-maman s'affairer à notre service.

Cette journée fut très remplie et surtout très intéressante au niveau des liens que nous avons pu faire entre la télédétection et le travail de terrain, ce à quoi nous n'avons pas été initié lors de notre cours de télédétection à Montréal qui se déroulait principalement en laboratoire. Cela nous a permis de constater que cette technique scientifique mène à l'analyse du paysage et de l'environnement tant à petite qu'à grande échelle. Cela nous a également ouvert les yeux sur les différentes problématiques territoriales de la région. En effet, des pressions viennent de toutes parts sur le territoire, soit de l'urbanisation, de l'agriculture, des centres de villégiatures, des industries minières, etc. C'est pourquoi, il est fondamental de veiller à la création d'aires protégées car il s'agit d'une région géologiquement très importante au Brésil où le territoire se métamorphose à une vitesse phénoménale. Dans ce contexte, la télédétection permet de faire un suivi du territoire et de créer des modèles statistiques permettant d'élaborer une saine organisation territoriale de Brumadinho et ce, en collaboration avec les différents acteurs concernés.

Pour conclure cette journée assez épuisante, la plupart des étudiants sont rentrés à l'auberge tandis que deux d'entre-nous, Martine et Christine, sommes allés chez Estevão. Tous ont profité de cette petite soirée tranquille pour lire ou se reposer.

paysage

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Mercredi le 9 mai, Belo Horizonte

rue à Diamantina

Chemin Belo Horizonte – Diamantina
Par Cristina Budei Brînduşa

Nous sommes allés á Diamantina, une ville coloniale qui se trouve au nord de la région de Belo Horizonte. Le principal objectif était de voir les différences de paysages reliées á la géologie. Le premier arrêt qu’on a fait, c’était en domaine du basamento constitué de granite et gneiss datant de 2,3 Ma. Sur les versants entaillés par la construction des routes nous avons pu observer les sols créés par une altération très profonde (3-10 m) et aussi la grandeur des rigoles créées dans ces versants par l’érosion fluviale. Le sol contient une importante quantité de fer lui donnant une couleur rouge qui crée une image superbe pour les routes non asphaltés. La végétation est souvent la mata, soit la forêt.

montagne Grotte

Dans le deuxième domaine, celui du calcaire du « craton », nous avons visité la Gruta Rei do Mato. Les processus karstiques sont très actifs dans cette région à cause de la quantité importante de précipitations pendant l’été. La caverne contient beaucoup de belles spéléothémes.

Du sommet de la colline de Santa Helena, nous avons eu une vue splendide sur la ville de Sete Lagos qui contient des lacs karstiques sur des dolines. La végétation spécifique est de type campo cerrado, composée d’herbacées et d’arbres.

vue du sommet

Le troisième domaine géologique visité a été la chaîne de montagnes Serra Espinhaço, constituée de roches cristallines, les quartzites. La chaîne de montagnes a été érodée au fil du temps et se présente maintenant comme un relief ruiniforme ou de tors. Les routes ici ont une couleur blanc brillant. Les transitions entre les domaines géologiques sont spectaculaires dans la couleur des routes.
La végétation en domaine du quartzite est pauvre, de type herbacé (campo rupestre) ou avec des arbustes parmi les blocs de pierres. En route nous avons vu les plantations d’eucalyptus qui jouent un important rôle économique mais qui nuisent à la biodiversité.

Le repas de midi – á volonté – nous l’avons pris dans une ferme agro-touristique. Le four au bois, sur lequel on retrouve une multitude de spécialités, est présent dans la majorité des restaurants de cette région. Une fois arrivés à Diamantina, nous avons visité la région touristique de la ville, plus précisément les restaurants.

restaurant Diamantina

 

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Jeudi le 10 mai. Diamantina.

Géomorphologie et cascades
Par Geneviève Corbeil-St-Jacques  

Bonne fête Jacynthe !

C’est aujourd’hui que commence notre véritable séjour à Diamantina, ville coloniale au nord de Belo Horizonte qui dispose de grands attraits géologiques et historiques. Tout a débuté à 6 h lorsque les montres des 10 filles du dortoir se mirent à sonner en canon. C’est ainsi que nous nous réveillâmes, avec une certaine odeur de "soeurs" et de champignons dans le nez, et que nous constatâmes que le ciel était complètement ennuagé. Évidemment qu’il ne faisait pas beau et qu’il faisait frette puisque c’est exactement cette journée-là que nous devions aller nous baigner dans une cachoeira brésilienne.

Une fois cette fatalité acceptée, nous nous dirigeâmes vers Biribiri, sur une route qui bat à plate couture les records de nids de poules québécois. Biribiri est une communauté privée italienne fondée en 1876 qui était autosuffisante et avait pour économie l’industrie du textile qui s’appuyait sur les ressources hydriques de la rivière avoisinante. Suite à cette expédition dans le cerrado, nous réenfourchâmes notre monture, un autobus voyageur qui ne devrait jamais se trouver sur d’aussi étroites et cahoteuses routes mais surtout ne devrait jamais passer sur ces planches de 4 par 4 qu’on appelle "pont" par ici, pour se rendre à la cachoeira. Malgré la froideur du temps et de l’eau, la plupart d’entre nous sautèrent dans la rivière et certains effectuèrent des sauts périlleux du haut de la chute (pour Joël et Simon-Olivier), les autres se contentèrent d’effectuer de simples sauts, pas toujours esthétiques. 

chute

Cette activité fut particulièrement ardue pour Guylaine, qui ne voyait rien sans ses lunettes et pour Cristina pour qui plusieurs décomptes furent nécessaires pour qu’elle passe à l’action ! Après une bonne demi-heure de baignade, nous ne nous éternisâmes pas à cet endroit frisquet et retournâmes à Diamantina pour rejoindre le ô combien mignon professeur de géomorphologie André Salgado et ses non moins jolis étudiants brésiliens.

chaine de montagnes groupe sur montagne

Nous nous promenâmes aux abords de la chaîne de montagnes Espinhaço en observant et en apprenant toujours plus sur la géomorphologie de cette vieille orogenèse quartzitique aplanie par l’érosion datant de plus d’un milliard d’années, ce qui rendit la moitié du groupe très fébrile... particulièrement Héloïse qui a soudainement trouvé une grande motivation à l’apprentissage du portugais. Ah non ! ça c’était pour une autre raison! Mais la géographe humaine qu’est notre Myriam a véritablement trippé en voyant toutes ces roches anciennes, au point de nous faire sa propre visite guidée du lieu en imitant à merveille, sans le savoir, l’enthousiasme du professeur montréalais James Gray. Nous crûmes qu’elle allait se convertir à la géo physique lorsqu’elle a déclaré qu’il nous fallait évidemment atteindre à tout prix la montagne qui se dressait au loin "parce qu’elle n’est pas assez grosse pour qu’on la voie d’ici"! Ah, que de plaisirs eurent les étudiants en géo humaine pendant toute cette journée où les sols latéritiques et les voçorocas furent abordés et observés! 

Pour bien terminer la journée, nous passâmes une soirée fort agréable avec nos collègues brésiliens en discutant de choses aussi basiques que notre portugais nous le permettait tout en mangeant des mets typiques et buvant des caipirinhas. En fin de soirée, les fesses de tout ce beau monde se sont faites allées sur la piste de danse jusqu’aux petites heures du matin, dont celles de notre inarrêtable professeur  Paul Comtois. Des rapprochements eurent lieu ... pour plus de détails, veuillez vous adresser aux principaux intéressé(e)s ... 
  Paul Comtois dans le champ

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Vendredi le 11 mai. Diamantina.

Bravoure et retour
Par Christine Gonthier-Gignac

Les géomorphologues parmi nous ont été une fois de plus satisfaits par l’unique arrêt de la journée: nous avons rejoint les élèves de maîtrise et notre professeur accompagnateur André sur un site magnifique affecté par les dissolutions géochimiques et mécaniques. Fous comme des balais, plusieurs d’entre nous ont bravé noirceur et crapauds (bravo Geneviève!)  en s’aventurant dans les fissures élargies par l’érosion.

Adieux, bisous et échanges d’adresse fais avec le groupe, la joyeuse bande de québécois s’est rembarquée dans l’autobus pour une belle aventure de 7 heures! C’est là qu’on voit que nous ne sommes fondamentalement pas brésilien dans l’âme: on a tous plus ou moins dormi, se faisant bercer par la douce vibration de l’autobus (chemin de terre dans les montagnes et routes pavées, quoi de plus régulier comme surface de conduite!). Le groupe des invincibles Brésiliens aurait sans doute parlé (fort!) tout le trajet!

Alors, retour à la pousada vers 19h15 assez crevés... mais toujours en forme pour faire la fête chez Estêvão (un brésilien qui a fait l’échange l’année passée) afin de rencontrer les étudiants de géographie qui sont venus à Montréal en mai 2006. Sous la direction de Simon-Olivier, on a fait trois MÉGA pâtés chinois!! On a vu un peu grand, Estêvão va en avoir pour ses lunchs á vie, mais ils ont aimé ça. Une belle soirée arrosée de caipirinha... assez pour redonner le sourire aux quatre amis qui ont fait le tour de la ville en autobus à partir de l’auberge pour venir nous rejoindre (l’effet téléphone a déformé les indications!)

Et samedi matin... on a DORMI! Ça faisait longtemps qu’on s’était levés plus tard que 7h. On va être en forme pour l’autre soirée qui nous attend ce soir.

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Dimanche le 13 mai 2007, Belo Horizonte.

Formule 1, pape, piscine et magasinage
Par Guylaine Jacques

 Dimanche 13 mai, Grand Prix de Formule 1 d’Espagne. Le premier sur la ligne de départ est Felipe Massa, pilote brésilien. C’est un euphémisme de dire que les commentateurs sportifs brésiliens étaient heureux. À la mi-course, un drame survient! La course est interrompue par la messe dominicale du pape Benoit XVI en visite au Brésil depuis quelques jours. Une station sur deux a diffusé cette célébration en direct. Les Québécois furent bouche bée de surprise. En après-midi, le groupe s’est séparé selon les goûts de chacun. Deux choix s’offraient à nous : une foire artisanale au centre-ville ou du bon temps sur le bord de la piscine à se faire bronzer. À la foire artisanale, tous les centimètres carrés d’espace étaient occupés soit par des kiosques ou par les nombreux consommateurs à la recherche de la perle rare. Il y en avait pour tous les goûts. Vêtements pour hommes, femmes et enfants, bijoux, accessoires pour la maison, jouets, souvenirs et nourriture. Les accros du magasinage étaient servis. Notre dimanche soir fut quant à lui très relax avec parties de cartes et du sommeil au rendez-vous pour se reposer de nos multiples aventures des deux dernières semaines.

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Lundi 14 mai 2007, Belo Horizonte.

CODEMAS – Jour 1
Par Guylaine Jacques et Esther Keller

Durant la nuit de dimanche à lundi eut lieu le retour de Geneviève et de Marie-Claude, parties à Rio de Janeiro pour la fin de semaine. Nous étions très heureux de les revoir et nous furent très surpris en voyant le visage de Marie-Claude lors du déjeuner. Cette dernière s’est battue avec son autobus de retour vers Belo Horizonte et, malheureusement, l’autobus a gagné. En effet, lors du trajet de retour, elle dormait dans l’autobus lorsque tout à tout l’autobus a roulé sur une bosse et Marie-Claude s’est cognée la tête sur l’accoudoir qui était en position verticale. Résultat : Geneviève se réveille et voit Marie-Claude avec une coupure ouverte au-dessus de l’oeil gauche et le visage plein de sang! Heureusement, le sang-froid de Geneviève lui a permis de la soigner avec aplomb et sa blessure se porte bien (et Marie-Claude également). Cette aventure n’est qu’une des multiples que les deux filles ont vécu lors de leur escapade de la fin de semaine. Rio de Janeiro est reconnu comme une ville où les vols sont très fréquents. Eh bien! Elles se sont aussi fait voler un sac à dos alors qu’elles bronzaient sur la plage. Le voleur a profité d’un rare moment d’inattention des filles pour partir avec le sac qui se trouvait à leurs têtes. Elles n’ont rien vu arriver, ni partir! Heureusement, le sac ne contenait rien de précieux. Ce fut toute une fin de semaine pour elles.

Notre travail pour les 14 et 15 mai consistait à participer à la Première Table ronde sur la gestion environnementale municipale et la revitalisation de la rivière São Fransisco dans la région métropolitaine de Belo Horizonte (CODEMAS).   Le 14 mai, une série de conférences était organisée à l’UFMG. Nous avons tous assisté à la première. C’était, comment dire… péniblement long. Elle a juste duré un petit 90 minutes de plus que prévu. À la fin, nous étions affamés. Cette conférence nous a toutefois permis de bien nous adapter à l’accent local – pardon, aux multiples accents locaux. Disons que c’était toute une adaptation. Au milieu de la journée, Simon, qui a passé la fin de semaine à São Paulo, nous rejoignit. Dans son cas, aucune aventure fâcheuse. Nous étions bien contents de son retour. La famille Projet Brésil 2007 était de nouveau complète. En après-midi, chacun a pu choisir à laquelle des deux conférences il voulait assister. En cette belle journée chaude et ensoleillée typique de l’hiver du Minas Gerais, plusieurs ont été à la piscine pour se baigner suite à la conférence portant sur l’importance de la gestion participative.

conference Codemas

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Mardi le 15 mai 2007, Belo Horizonte.

CODEMAS – Jour 2
Par Esther Keller

Nous avons commencé la journée avec la conférence de notre très chère Doralice sur les conseils de développement environnemental. Par la suite, nous avons participé à un des trois groupes de travail afin d’arriver à des solutions concrètes aux problèmes discutés lors des débats de la veille. Avec chaque conférence, notre compréhension du portugais s’améliorait et notre intérêt grandissait. Malheureusement, comprendre ce qui était dit nécessitait beaucoup de concentration et d’effort, ce qui ne peut être maintenu indéfiniment. Ainsi, la participation québécoise a quelque peu chuté en fin de cette deuxième journée de la table ronde. En après-midi et en soirée, certains ont été magasinés au centre-ville, d’autres ont été à une pratique de rugby de l’équipe locale et d’autres encore sont simplement allés souper au fameux Resto Jaune.

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Mercredi le 16 mai. Belo Horizonte.

Excursion dans la région métropolitaine de Belo Horizonte
Par Caroline Larivière

Ce matin, nous devions nous rendre au campus de l’université pour 8h pour partir en excursion dans la région métropolitaine de Belo Horizonte (BH) avec les étudiants en Géographie de l’UFMG. Nous étions tous au rendez-vous à l’heure, sauf Marie-Claude et Geneviève qui ont failli manquer la sortie. Après vingt minutes d’attente, l’autobus est parti même si elles n’étaient pas arrivées. Mais heureusement pour elles, on les a croisées un peu plus loin et le chauffeur s’est arrêté pour les embarquer. La journée fut assez ardue pour la plupart d’entre nous. Les arrêts se faisaient souvent sur le bord de rues bruyantes et il était difficile de se concentrer pour comprendre le portugais de nos guides. En avant-midi, nous nous sommes promenés dans le centre-ville de BH. La visite portait sur la transformation et la revitalisation de la ville. A l’heure du dîner, le groupe s’est dispersé dans la ville. En début d’après-midi, nous sommes retournés à notre autobus pour nous diriger vers une banlieue populaire et une favela très organisée. Nous avons pu en apprendre davantage sur le développement et l’organisation des favelas. Après cette visite qui fut très intéressante, nous sommes retournés à la pousada.

favelas groupe

Après toute une journée en portugais, nous nous sentions tous un peu saturés. Nos cerveaux ont beaucoup travaillé, et en plus il a fait très chaud. Une chance que Paul, Simon-Olivier et Doralice étaient là pour traduire en français de temps à autre! Mais la journée n’était pas finie... Vers 18h30, ce fut la panique lorsqu’un nid de fourmis a été découvert dans la chambre de Myriam, Héloïse, Marie-Claude, Geneviève et Cristina. Un contenant de Raid leur a été fourni pour combattre l’envahisseur. Le mot fourmi ne doit quand même plus être prononcé pour quelques jours!

Afin de célébrer cette dernière journée à BH, la plupart d’entre nous se sont rassemblés au petit Resto Jaune près de la pousada. Autour de quelques bières (ou plusieurs pour certains), nous avons attendu très longtemps notre repas, mais celui-ci fut très bon. Demain, nous allons prendre l’avion vers le sud. Plein d’autres aventures sont encore à venir...

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Le Jeudi 17 mai

Blues et BLUmenau
Par Myriam Légaré

avion

Adeus Belo Horizonte! Nous avons quitté ce matin l'endroit ou nous avions élu domicile depuis 2 semaines. C'est presque le cœur gros que l'on laisse derrière nous notre B-Hagga, c'est le petit nom donné à la ville par les brésiliens d'ici... que d'assimilation! Aussi surprenant que cela puisse paraître, ici, on s'adapte à tout et l'on finit bon gré mal gré à l'adopter. C'est donc comme ça que font maintenant partie de notre quotidien les gâteaux au petit déjeuner, le lavage á la main qui ne sèche jamais, les fourmis au plafond que l'on observe avec des jumelles et bien sûr le beau gardien de nuit, Juares!

Contrairement à ce que l'on a connu à  notre départ de Montréal, notre vol d'aujourd'hui s'est très bien déroulé! Humm... en fait, personne ne l'a exprimé tout haut mais je crois que c'était presque la déception générale que tout se passe si bien. Pas de problèmes de vols signifient aussi que l'on ne peut profiter de gros hôtel avec piscine et de rabais sur un éventuel prochain vol. Ce n'est pas que l'on veuille se plaindre mais on finit par prendre goût à ce genre de malchance! Quoi qu'il en soit nous voilà bel et bien rendu à Blumenau ou est ce plutôt Greymenau si l'on se fit à la température... Nous qui commencions à croire que ce type de phénomène météorologique qu'est la pluie, n'existait pas au Brésil, du moins pas en notre présence! Je parle de la pluie en passant mais cela n'est, en fait, rien à côté de la vraie tornade qui nous a frappés à notre premier souper dans le sud du Brésil... Tous biens assis dans une petite pizzeria tout à fait anodine au premier coup d’œil, les Blumenautiens nous ont servi quelques leçons.

Leçon numéro 1, ne jamais sous estimer l'allure d'un resto. Ici, la formule est simple. Pour 10 réais, il est permis de manger autant de pizza qu'il en sort de la cuisine... rien de bien dangereux jusqu'à maintenant, mais ce que l'on ne soupçonnait pas, c'est que derrière la banale porte battante qui mène à la cuisine, se cache une armée de pizzamen et un monstre de four à bois qui peut produire plus de sortes de pizza que l'imaginaire peut en supporter et ce, en une quantité et une vitesse tellement incroyable que même une bande de 17 québécois affamés ne peut en venir à bout! Portugaise, aux crevettes, aux sardines, au brocoli, au bœuf Stroganov, aux cœurs de palmiers, aux cœurs de poulet, au bacon, napolitaine, 4 fromages... Après 10 sortes nos cerveaux ont complètement refusé d'en mémoriser plus pour plutôt aller donner un coup de main à nos estomacs qui ne fournissaient plus de faire leur job.

groupe au resto

Leçon numéro 2, "it's never over, 'till it's over..." Au moment d'être littéralement sur le point d'exploser et à deux doigts de supplier nos assaillants de mettre un terme à notre supplice, ils nous ont assénés  le coup de grâce en amenant les plus délicieuses pizzas desserts que la terre a portées... Bananes et cannelle, chocolat et fraises, fruits exotiques et crème, tout y est passé... et nous aussi! Nous avons finalement chacun notre tour levé le drapeau blanc et les plus raisonnables, sûrement pas des québécois, ont roulé leurs pauvres corps jusqu'à leur chambre.

Dernière leçon, c'est toujours en voyage que le slogan québécois "Je me souviens" devrait prendre tout son sens puisque plusieurs parlaient déjà quelques heures plus tard de revivre l'expérience de la "tornade" de pizzas avant notre départ...  

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Vendredi, le 18 mai, Blumenau

Faire connaissance
Par Michael Murphy

Après notre débandade gastronomique d’hier, quelques cauchemars induits par les pizzas au sucre, et des Rolaids à volonté, vendredi matin arriva encore pluvieux et extrêmement humide. Moi et Geneviève attirons la pluie dans nos voyages d’habitude, mais nous osions croire que deux négatifs s’annuleraient ! Mais non, c’est juste deux fois plus fort faut croire. Mais elle a pris le blâme pour les averses à Diamantina, je le prends pour Blumenau. On va mettre ça sur le dos de la Loi de Murphy !

Un déjeuner pas mal meilleur qu’à Belo Horizonte nous attendait, enfin après deux semaines d’attente nous avons pu avoir du gros luxe tel du pain brun, et même un pain aux sept grains, oui oui sept grains ! En plus des œufs, du presque vrai jus. Enfin un festin royal pour nous.

Après un gavage presque santé, Lucia Sevegnani (IM000668) vint nous chercher à l’Hôtel St-John, pour nous amener au campus II de la FURB (Fondation  Universidade Regional de Blumenau) pour nous montrer un petit film marketing sur leur université, une présentation de leurs programmes d’études par la charmante Clarice Odebrecht, et le plan de notre visite à Blumenau. C’est ici que commença notre analyse comparative, car ici nous avons remarqué que nous étions plus proches de l’Allemagne que du Brésil. Premièrement nous sommes entourés de gens qui sont grands et blonds, et tout est planifié au quart de tour, avec un horaire des plus chargés, tout le contraire de Belo finalement. Fini la crème solaire et les siestas !         

Ensuite, un Allemand qui parlait seulement portugais nous a amenés en voiture quatre à la fois au campus I, qui est seulement à quinze minutes de marche de notre hôtel, pour une autre présentation cette fois-ci par l’administration de l’université (IM000674) à l’auditorium Orlando Murphy (IM000670). Je crois qu’un de mes ancêtres avait le même sens de l’orientation que moi et a tout simplement pris des mauvaises directions pour Montréal et est arrivé au Brésil, et après a simplement été trop paresseux pour revenir. De retour à l’auditorium,  une journaliste de l’université est venu nous voir, et Simon et Mélanie (IM000671 et IM000676) ont valeureusement représenté les étudiants de géographie de l’Université de Montréal en entrevue télévisée, qui sera diffusé dans la FURB, mais aussi à la télé de Blumenau. Notre cher Paul aussi est allé voir la charmante journaliste le chanceux.

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Ils nous ont relâchés vers midi. Après une bonne bouffe, nous avons reçu nos codes pour l’Internet, alors nous y sommes allés faire le plein de nouvelles de la maison. À deux heures, la charmante bibliothécaire nous a fait une visite de leur bibliothèque. Une visite exhaustive, même si l’enthousiasme de promener des canadiens semblait être perdue sur la jeune femme… Par la suite ce sont les laboratoires scientifiques que nous avons vus, avec André Nascimento comme guide. Le laboratoire de biologie avec leurs mascottes (IM000689), la botanique, la salle qui sent les boules à mites pour garder de l’écorce d’arbre au frais, l’immunologie, avec les jolies immunologues (IM000700) et finalement le labo d’anatomie, ou je vais vous épargner les photos de jeunes fœtus, et j’ai tout simplement pas eu le droit de photographier les corps qui se faisaient disséquer, ce qui n’est pas vraiment une mauvaise chose. Ce fut intéressant, mais surtout chaud et humide. Après tout ça les géographes étaient fatigués (IM000701). Heureusement des gâteaux (encore !) (IM000707) nous attendaient avec une dernière présentation de l’Instituto de Pesquias Ambientais avec le sympathique Marcelo.

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Le retour fut long, car Marie-Claude demandait des directions à chaque personne qu’elle croisait sur la route… mais nous sommes finalement arrivés à bon port. Nous nous sommes séparés pour le souper, moi et mon valeureux mentor Joël sommes retournés au gouffre de la pizza aux bananes à volonté, mais, avec les trucs de Mélanie (qui nous enseigne aussi comment fonctionnent toutes les sortes de douches au monde), on a trouvé le moyen de ne pas trop engraisser en mangeant juste les garnitures. La plupart des autres sont allés prendre une bière, les 2 petits vieux (moi et Joël) sommes restés nous reposer à l’hôtel pour nous préparer pour la fin de semaine pluvieuse qui nous attendait.

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Samedi le 19 mai

Fin de semaine pluvieuse
Par Michael Murphy Jr.

Samedi arriva tranquillement, mais ce matin personne ne devait se réveiller tôt, alors le réveil fut plus tranquille… Joël, qui m’a déjà initié aux push-ups matinaux, m’a convaincu de l’accompagner, alors un tour du quartier fut fait. Je suis arrivé quelques minutes après Joël, cette brute avec une forme à toute épreuve. Une journée très peu remplie attendait notre petit troupeau de géographes en herbe. L’avant-midi même fut consacré à la rédaction, le travail sur la première excursion étant à remettre ce même jour.

Notre fameux pizzarama offre un buffet plus normal le midi ; lades et autres aliments relativement sains étaient offerts. En après-midi, George, un des professeurs de la FURB vint nous rejoindre pour nous enseigner l’histoire du Brésil, (IM000710) suivi d’une marche au centre-ville (IM000714) de Blumenau pour une visite guidée. Dans un centre d’achat (IM000713), qui ressemble à tous les centres d’achat au monde selon mon humble opinion, les femmes sont allées en vain tenter d’assouvir leur faim du magasinage, pendant que les hommes ont pu enfin savourer une bière allemande avec du goût. Car soyons honnête, la bière brésilienne me semble aussi forte qu’une bière d’épinette.

Notre guide nous amena par la suite souper dans un restaurant un brin plus cher que d’habitude, disait-il (IM000717). Nous sommes en train de découvrir que les étudiants de l’UdeM ont une réputation mondialement reconnue pour être assez fortunés. Malheureusement ce n’est pas le cas, et nous avons sursauté quand nous avons vu une petite patate frite à 15 réais (quand même 9$). Nous avons décidé de nous gâter, et au pire on reviendra sur le pouce.  Notre Héloïse nationale a sorti son meilleur portugais pour tenter sa chance avec une caïpirinha avec des fraises au lieu de la traditionnelle lime, ce fut un franc succès! Quelques autres emboîtèrent le pas avec cette nouvelle révélation alcoolisée. Pour ceux qui veulent goûter avant notre retour, allez acheter de la cachaça, ajoutez de la glace, un fruit au choix et le tour est  joué. Au retour, nous avons aperçu la version brésilienne de la marmotte, très charmant comme bête (IM000727). La soirée s’est terminée sans histoires avec un dodo bien apprécié.

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Dimanche 20 mai

Silence… on coupe
Par Michael Murphy Jr.

dejeuner

Un autre réveil pluvieux et humide. Dieu merci pour l’air climatisé dans notre chambre ! Ce matin, j’ai eu une discussion avec mes mollets, et ils m’ont conseillé de ne pas aller faire du jogging deux jours d’affilé, mais Marge fut brave et alla courir avec l’homme parmi les hommes, Joël. Au déjeuner, nous avons eu une surprise, ce matin nous n’avions pas un simple gâteau au chocolat comme à tous les jours, mais un gâteau avec des petits sprinkles de chocolat et des smarties sur le glaçage . C’est sûrement la fête de quelqu’un qu’on s’est dit pour se rassurer qu’ils ne veulent pas sérieusement qu’on mange ça pour déjeuner.

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La plupart de nous passèrent notre avant-midi à prendre de l’avance sur notre prochain travail à remettre pour avoir un brin de temps libre cette semaine . Mais l’après-midi fut remplie de surprises. Premièrement la chambre des hommes fut remplie de jolies géographes pour le visionnement du classique  Labyrinth (1986), avec David Bowie en leggings rembourrés. Par la suite, certains chanceux ont pu voir à la télé brésilienne un danseur de baladi, et oui un homme qui fait la danse du ventre.

Je m’approche tranquillement d’avoir tout vu… Mais Joël n’avait pas l’air très impressionné  Après une partie de Milles-Bornes le vrai show a commencé. Christine s’est fait couper les cheveux par Myriam,  la même qui sauva ma coupe qui apparemment manquait un brin de style. Ensuite, après une longue attente, elle décida de finalement se faire les jambes! Mais le clou de la soirée, attachez-vous bien, Simon se laissa convaincre de se faire couper ses dreds !! Encore une fois Myriam s’en chargea, cette fois avec un regard qui laissa sous-entendre qu’elle devait vouloir le faire depuis un certain temps.

Un souper avec cachaça à volonté pour la plupart des membres de l’équipage, et une fin de soirée tranquille avant d’attaquer un lundi chargé à bloc.

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Lundi 21 mai

Trabalho, trabalho, trabalho !!!
Par Michael Murphy Jr.

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C’est ce que Lucia nous avait dit vendredi dernier : travail, travail, travail! C’est en effet ce qui nous attendait. C’est ici que nous avons vraiment vu les différences entre Belo Horizonte et Blumenau. Ici la descendance allemande paraît beaucoup, tout est à l’heure,  les pauses sont deux fois plus courtes au lieu de deux fois plus longues! Même l’accent des gens est plus vif, ils prononcent toutes les syllabes, sans en amoindrir aucunes comme au nord. Notre lundi était aussi pluvieux que le reste de notre séjour ici à date, mais les irréductibles géographes de l’UdM ne prirent même pas l’autobus, bravant la pluie comme des vrais pour la marche vers l’université. Nous apprenions le matin même qu’il n’y a pas plu autant, et pour si longtemps, depuis quelques années. Surtout que nous ne sommes même pas dans la saison des pluies. Quelle chance!

Notre premier cours de la journée en était un de géologie du Brésil, avec M. Juarez Aumond. Il nous a montré les différentes strates du sol de Santa-Catarina, avec preuves à l’appui. Et malgré une vue encore et toujours pluvieuse, nous avons écouté comment le brésil s’est formé depuis la Pangée (le supercontinent, ou la version mondiale du « une île, une ville ». C’est comme leur version de M. Gangloff, roches à l’appui. Nous avons aussi eu des cours avec Lucia sur les biomes du sud, ensuite sur l’hydrologie, car l’eau est une des préoccupations majeures au Brésil, étant très polluée.

Le diner qui devait être de midi à 13h30, a plutôt été de 12h45 à 13h30, car ici les pauses servent pour compléter la matière… pauvres petits québécois qui avaient le cerveau qui surchauffait de plus en plus avec une journée intense de portugais à assimiler. La journée lourde mais vraiment intéressante a fini vers 18h. C’est à ce moment que nous allions nous réchauffer pour refaire notre présentation orale pour les gens de la FURB, qui voulaient eux aussi en apprendre un peu plus sur le Canada. Le reste de notre lundi soir fut disons,  sans incident. Nous nous sommes dirigés vers notre fameux Hôtel St-John (ou est-ce Hôtel John ??)  Pour découvrir que notre pizzeria à volonté offrait aussi des sandwichs sur mesure, ce qui nous a plu énormément. Disons que nous ne voulons pas avoir un surplus de bedaine à déclarer aux douanes! Le repos du guerrier et de la guerrière fut bien mérité, surtout que nous avions une grosse semaine en vue, et à date aucune lueur de beau temps à l’horizon.

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Mardi 22 mai

Visite du Parc Itajaì
Par Simon Octeau

Laissez-moi vous raconter pourquoi on s’est réveillés amochés le 23 mai. On s’est d’abord rendus à la FURB très de bonne heure pour une monstra sur l’histoire de la ville de Blumenau et une autre sur la Réserve protégée du Parc Itajaì que l’on allait visiter plus tard. Après avoir ramassé tous nos bagages à la pousada John ou St-John, selon que vous vous placez à gauche ou à droite de la rue, vous demanderez à Paul..., on est partis. La pousada dans le parc était vraiment géniale, avec vue sur les montagnes, avec de petits appartements bien confortables, malgré le peu de commodités et malgré l’eau chaude "en option" dans certains cas. La petite marche dans le Parc Itajaì nous a donné un avant goût de la journée du lendemain où nous allions l’explorer plus en détails. Les hommes ayant pris soin de confirmer la présence de cervejàs et de cachaça à leur retour, la soirée fut une vraie réussite, avec churrasco en prime, c’est-à-dire un BBQ brésilien, de la viande comme vous pouvez même pas savoir.

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Mercredi 23 mai

Ascension du Morro do Sapo
Par Marie-Claude Provost

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Je ne sais trop à quelle heure débuter le résumé de la journée. Vers 2h du matin avec les plus fêtards de la veille qui chantent et jouent de la guitare! Ou vers 6h30, heure à laquelle nous nous sommes réveillés au son des vaches! Quoi qu'il en soit, ce 23 mai débuta par une bonne averse qui, heureusement, s'estompa tout juste avant notre départ pour le Parque das Nascentes. Après avoir pris notre petit déjeuner a la Pousada de Rio da Prata, vrai petit coin de paradis situé au beau milieu de la Mata Atlantica dans la région de Blumenau, nous avons franchi les 5 km qui nous séparaient de l'entrée du Parc: certains à la course, d'autres à la marche et les plus aventureux dans une boîte de pick up!. Notre objectif de la journée était d’escalader le Morro do Sapo (Mont du Crapaud), un sentier de 4 km situé à 760 mètres d'altitude. Les étudiants avaient le choix de rester à l'avant avec le professeur Baca qui parlait des mammifères et de la pédologie, ou à l'arrière avec Lucia et Paul qui partageaient leurs connaissances sur la végétation très diversifiée de la région. Bref, après avoir vu les quelques trous qui servaient d'habitat aux tatous, quelques cacas de caipivara et une envolée de perroquets, Marjorie décida de prendre les commandes et de nous amener jusqu'au sommet, en faisant fis des nombreux arrêts imposés pour observer les fameux trous de tatous... Heureusement qu'elle pris cette initiative car nous serions encore dans le sentier actuellement!

Toutefois, nous ne connaissions pas tous les dangers qu'impliquaient la Mata Atlantica sans guide. La traverse d'une rivière, les nombreuses coulées boueuses, et le plus dangereux: les capacashueros (coupes testicules). Le capacashuero est une petite plante verte qui ressemble à une mini liane qui est très douce dans un sens mais qui peut être très piquante si on s'y frotte dans le mauvais sens. C'est sans doute pour cette raison que les indiens l'avaient surnommée ainsi, ouch! J'ai personnellement vécu la fâcheuse expérience du capacashuero. J'ai encore une marque prononcée, pas sur les cashueros bien entendu, mais sur le bras.

Une fois tous les obstacles gravis, nous sommes arrivés au sommet où un magnifique point de vue de 360 degrés sur la Mata Atlantica, nous attendait. Après une heure d'attente sans avoir de nouvelles de Paul, Lucia et Simon, nous avons décidé de redescendre la montagne pour aller nous baigner dans la rivière. Sur le chemin du retour, quelques instants après avoir rencontré nos amis botanistes, Héloïse, s'est ouvert le genou sur une roche... nous ne connaissons toujours pas les causes de cette chute! Nous nous sommes donc rendus à la pousada soigner cette blessure pour ensuite déguster un excellent repas. La majorité du groupe ne s'est pas couchée très tard, sauf les éternels fêtards qui ne savaient pas encore ce qui les attendaient le lendemain matin dans l'autobus... À suivre!

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Jeudi 24 mai
Sud de l’État de Santa Catarina

Autobus et mines de charbon
Par Héloïse Régnier-Pelletier

Le réveil fut quelque peu brutal pour certaines d'entre-nous, car une dénommée Héloïse avait oublié de mettre le réveille-matin... Nous avons quand même pu prendre notre petit déjeuner sans trop de hâte. Toutefois à l’heure venue, soit dit en passant il était 7h30, notre cher accompagnateur, Simon-Olivier, nous fit savoir assez rapidement que nous devions partir illico. Une fois dans l’autobus, on vit tout de suite qui c’était couché
tard lorsque deux d’entre-nous insistèrent pour arrêter l’autobus à défaut de trouver un sac. Tout au long du parcours, le fabuleux professeur Baca nous fit part, au fur et à mesure qu’il en avait, de ses commentaires sur différents aspects du paysage.

Notre long trajet d’autobus devait nous transporter vers le sud de l’État de Santa Catarina où nous allions observer des sites d’exploitation de charbon qui contenaient de la pyrite de fer surnommée l’or des fous. Mike et Simon sortirent leur œil de géologue afin d’examiner de plus près les particularités de ce sol. On nous expliqua de quelle façon les eaux, les roches et les sols des mines de charbon étaient traités lorsque les sites n’étaient plus utilisés par les compagnies. Avant 1989, les compagnies n’étaient pas obligées de faire un plan de récupération lorsqu’elles voulaient entreprendre l’exploitation d’un site. Ainsi, plusieurs sites ont été abandonnés et sont encore aujourd’hui pollués. Nous avons d’ailleurs visité une rivière affectée par les métaux lourds qui continuent de contaminer les eaux de la ville puisque la compagnie qui exploitait le site n’a toujours pas été retrouvée. Á la suite de cette courte journée sur le terrain chargée d’information, nous sommes rentrés au bercail, qui au grand bonheur de certains était un vignoble. Malheureusement, les personnes qui tentèrent le coup furent grandement déçues du goût du vin, ce qui ne les empêcha pas de dormir d’un sommeil profond.

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Vendredi 25 mai

La montagne et la plage
Par Mélanie Tessier

Réveil dans une pousada entourée de vignes avec la brume et la fraîcheur de la région. Nous sommes partis à 8h pour une virée en montagne. Sur le passage, nous avons remarqué le pont  à Tumarão qui s’est déplacé sur presque 1 km lors des inondations de 1974. Nous avons aussi vu une mine de charbon écologique, la première au Brésil. Les longues heures d’autobus ont fait se délier les langues et nous avons ainsi échangé des comptines et chansons populaires québécoises et brésiliennes. Ensuite, petite montée à pieds entre les voitures et camions, en zigzags jusqu’à la Serra do Rio Do Rastro où certains ont pu déguster le fromage et la saucisse de production locale ainsi que les pignons d’araucarias, une sorte de pin. Puis nous nous sommes regroupés afin de faire une de nos nombreuses photos de groupe au sommet de la montagne. De même que les coatis qui ont dû faire face aux paparazzis québécois. Après quelques heures d’autobus, nous avons pu manger vers 15 h des petites pizzas avant de retourner dans le bus pour encore quelques heures. Mais finalement ces longues heures auront valu la peine. Nous sommes arrivés vers 20h dans un bel hôtel sur l’île de Santa Catarina. On s’est baignés dans la mer sur une plage de sable fin ainsi que dans la piscine chauffée. Et encore tout cela s’est passé dans le noir; ce n’est que le lendemain que nous avons découvert la plage où nous étions.

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Samedi 26 mai

Joyeux anniversaire Geneviève!

Par Mélanie Tessier

Samedi matin, petit déjeuner royal : des fruits frais, une grande diversité de pain noir aux grains, de pain blanc ainsi que de gâteaux, des céréales, du yogourt… Pris en face de la mer, Praia dos Ingleses, au soleil. Certains se sont levés plus tôt pour voir le levé du soleil, d’autres pour faire un jogging ou voir les pêcheurs. Une belle journée pour faire les travaux au bord de l’eau, en maillot de bain, sur les chaises longues. Mais ce n’était pas une si bonne idée; on en a profité pour bronzer et se baigner.  La journée a été assez tranquille : petite visite du village et achats de paréos ou bikinis. Les restaurants alentours ont aussi de bons fruits de mer que quelques étudiants ont bien appréciés. Le soir, direction Lagoa da Conceição pour un buffet de japonais. Après nous être bien rassasiés avec des sushis salés et sucrés (oui, oui sushis au chocolat, à la fraise et à la mangue), le gâteau d’anniversaire avec ses 23 bougies a été accompagné du « Parabens para vôce » chanté pour Geneviève. La soirée s’est finie dans un des bars du coin d’où les concerts emplissaient la rue de musiques diverses. Puis, retour à 23h pour certains et à 4h pour d’autres.

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Dimanche 27 mai

Bon temps, mauvais temps

Par Lisa Thuc duyên Hua

Au petit matin, grande ou petite déception, c’est selon : le ciel est couvert. Pour les personnes qui avaient planifié de faire du parapente (mon cas) ou encore du surf, les nouvelles climatiques sont assez négatives... Ni plus ni moins, nous sommes allés nous restaurer et le déjeuner copieux que nous offrait l'hôtel a quelque peu remonté le moral de toute la petite bande qui décida finalement d´occuper son temps libre à bon escient. Tandis que certains entreprenaient la sainte quête des restaurants moins chers que celui de notre hôtel, d'autres se promenaient dans les alentours.  Pour ceux qui n´avaient pas eu l'occasion d'avancer dans leurs travaux, la journée fut une aubaine, on est moins tenté d'aller faire trempette quand il ne fait pas beau.  Pour ceux qui n´avaient cure des travaux, la salle de jeux fut une bonne alternative. Elle permit de découvrir le talent  caché  de Paul Comtois, alias la main de fer du ping-pong qui envoya ses adversaires sur les chaises en cuir de l´hôtel. (Dois-je nommer des noms: Mike?) Quand le soleil pointa le bout du nez vers la fin de l´après-midi, Ester, Guylaine, Mélanie et moi-même avons fait quelques provisions essentielles à notre survie au mercado d'en face. Barres de chocolat et biscuits au doce de leiche furent consommés avec frugalité tandis que Mike, Joël, Simon, Paul, MC, Hélo et Christine, apparemment plus nantis, mangèrent à un très bon restaurant de fruits de mer. La journée se termina pour certains(es) par un petit bain dans la mer sous les rayons de la lune et des étoiles qui  les guidèrent  rapidement à la piscine chauffée. Pour une journée qui avait commencé du mauvais pied, nous n'avons pas à nous plaindre!

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Lundi 28 mai

Ilha de Santa Catarina

Par Lisa Thuc duyên Hu

Alors que le réveil à 9h00 était encore très frais pour certains d´entre nous(Vive le café!). Simon-Olivier nous emmena faire un petit tour de l'île. Nous nous sommes arrêtés à plusieurs points stratégiques, notamment des plages, où il nous expliqua le passé de la région et les principaux facteurs qui l´ont influencé. Au programme: stratèges, histoire et géologie. Un dîner au bord de la mer s´imposa avant de reprendre notre périple qui emmena certains à l´aéroport afin de rectifier  certaines conditions de leur vol de retour, tandis que les autres rentrèrent à l´hôtel pour continuer leurs travaux. Il ne nous reste plus beaucoup de temps, vivement qu'on ait fini pour profiter de la plage!

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Pour commentaires ou information : information@geog.umontreal.ca
Page mise à jour le 11-06-2009

 

© Département de géographie - FAS / Université de Montréal