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Les transports et la planification urbaine
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CHAPITRE 9 : CONCEPT 1
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Les problèmes les plus aigüs de transport gravitent autour de linsuffisante capacité des transports urbains, causé en particulier par la domination de l'automobile. Les solutions traditionnelles se répartissent soit sous forme daméliorations techniques ou encore de réformes en matière dutilisation du sol. Figurent parmi la première forme de solutions visant à aborder le problème dinsuffisance laugmentation du nombre, de la vitesse moyenne et de la capacité daccueil tout en réduisant les temps darrêts et donc le temps de transit. Au niveau de lutilisation du sol, il sagit de développer de nouvelles infrastructures, de redessiner les réseaux, de modifier la forme urbaine ainsi que disoler le trafic. Dans lun ou lautre des cas, lobjectif consiste à optimiser le système de transport à partir de la distribution de la demande et de loffre en infrastructures. Lutilisation du territoire et la localisation des points darticulation du trafic des réseaux est une question inéluctable et qui se doit dêtre abordée demblée, compte tenu du rythme de développement effarent de modèles conceptuels de transport et dutilisation du sol. Les modèles de planification de transport urbain ont traditionnellement tendance à scinder la structure urbaine en le CBD (Central Business District ou quartiers daffaires centraux), les aires urbaines à forte densité, les franges urbaines et enfin les zones de développements nouveaux. La relation typique entre la structure urbaine et le pattern des réseaux est comme suit:
Idéalement, à cette hiérarchie réticulaire correspond un type précis de flux de marchandises. Dans les rues de la ville, des denrées périssables et des biens de consommation quotidienne sont transportés suivant des livraisons fréquentes et continues. Le vrac circule plutôt sur les corridors routiers tandis que les conteneurs occupe usuellement les réseaux inter-urbains. Mais un trafic équilibré est rarement atteint puisque les noeuds et liaisons arborent un sens variable selon une urbanisation croissante, un étalement urbain parfois décousu ainsi quen fonction de la chronologie des changements dutilisation du sol: croissance, maturité, obsolescence, abandon et redéveloppement. Cette situation se complexifie dautant que les compagnies de transport en viennent à appréhender le système de transport sous des angles nouveaux. Elles se font utilisatrices du système sans chercher à contrôler expressément la demande. Leur objectif consiste à fournir des services de transport comme intrants aux producteurs. Ceci en somme ne va pas sans suggérer des changements radicaux dans les exigences en vue de la planification des transports. Or, lémergence des grandes régions métropolitaines a provoqué un transfert demphase sur la coordination entre les transports et lutilisation du sol à lune sur la coordination entre les villes et les terminaux. Ceci pointe vers un renversement des forces urbaines par des forces régionales à travers lesquelles les villes et les terminaux de transport interagissent mais aussi peuvent entrer en distortion réciproque. Qui plus est, la région a enregistré une croissance exceptionnelle du trafic routier en raison du fait quil sagit du mode le mieux apte à desservir lensemble des terminaux. Mais un système de transport néchappe point à la loi du dénominateur commun: son efficacité ne peut être fonction que de son point le plus étroit et le plus congestionné. La congestion routière subit pour sa part un transfert du centre vers la périphérie. Ceci concoure à creuser lécart de spécialisation entre les terminaux urbains et ceux en régions péri-urbaines. Les premiers consolident leur fonction de transport public, phénomène qui saccompagne dune libération de parcelles considérables despaces urbains. Les zones péri-urbaines et rurales font face à un foisonnement de terminaux routiers de petite envergure, les distances séparant les marchés étant faibles et donc les économies déchelle difficilement réalisables malgré une augmentation des flux. Devient ainsi des plus motivées la nécessité de développer une politique de planification pan-territoriale.
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